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La vigilance permanente

24 heures
Aïcha NSANGOU | 11-07-2018 08:37

Le Contexte

Le ministre des Finances vient encore de le rappeler aux usagers dans un communiqué de presse.

Lorsqu’on prend connaissance de la batterie de mesures mises sur pied par la direction générale des Impôts (DGI), l’on est surpris de l’ampleur que continue de prendre le phénomène de fraude des timbres fiscaux.

Généralisation de l’utilisation des machines à timbrer, utilisation des scanners d’authentification des empreintes fiscales, utilisation d’une encre ultra sécurisée pour l’impression de l’empreinte du timbre, etc, rien ne semble décourager les partisans de la fraude. Le phénomène continue d’étendre ses tentacules dans notre pays.

Le 11 juin dernier, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze signait un communiqué de presse où il appelait à la vigilance des uns et des autres. Il indiquait alors les lieux où les timbres sont exclusivement vendus. Il s’agit notamment des recettes des Impôts, les régies des recettes du timbre, les trésoreries générales, les recettes des finances et les perceptions.

En septembre 2017, un communiqué similaire avait également été rendu public avec toujours en bonne place l’appel à la vigilance des usagers. Pour les pouvoirs publics, les Camerounais doivent être plus regardant si l’on veut freiner ce phénomène qui cause d’énormes pertes financières à l’Etat du Cameroun. La récurrence de l’appel à vigilance témoigne sans doute de l’envie d’assainir le secteur.

Dans un contexte où les recettes non pétrolières doivent être maximisées, les recettes fiscales sont d'une importance capitale pour atteindre les objectifs fixés. Cette gangrène devrait donc constituer une réelle préoccupation pour les pouvoirs publics.

Il faudrait donc passer à la phase répressive dans la lutte contre la contrefaçon des timbres. Jusqu’ici les responsables de l’administration fiscale se sont davantage appesantis sur la sensibilisation à coup de communiqués de presse. Les responsables des fraudes, très peu inquiétés, continuent leur sale besogne.

Dans certains cas, ils sont mis à la disposition des autorités judiciaires. Cependant, si le phénomène continue, c’est aussi parce que la répression ne suit pas toujours. Ceux qui payent le prix sont généralement les candidats à des concours officiels ou des usagers dans l’urgence d’apposer un timbre sur un document.

En attendant de trouver une véritable stratégie pour réduire au maximum la circulation des timbres fiscaux contrefaits, les Camerounais n’ont qu’une seule option : la vigilance.
 

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