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Transformation du cacao: l’activité s’enracine

Economie
Josy MAUGER | 10-08-2018 10:34

 La 6e édition du Festicacao tenue pendant deux jours à Yaoundé a permis au public d’apprécier les fruits de l’innovation dans le secteur.

De l’innovation et de l’ingéniosité. C’est ce qui transparaît des produits dérivés du cacao confectionnés par les artisans et exposés pendant deux jours à Yaoundé à l’esplanade de l’Hôtel de Ville.

A l’occasion du Festicacao 2018, une vingtaine d’exposants ont donné à voir au public. On pouvait y voir des produits cosmétiques notamment du savon de toilette, de l’huile de cheveux, de la crème corporelle et des gommages et masques pour corps.

Comme produits pharmaceutiques, certains artisans proposent des ovules végétales et autres suppositoires à base de cacao et traitant des problèmes gynécologiques.

Du beurre, des boissons, de la poudre et des carrés de chocolat, des gâteaux, beignets et autres confiseries se trouvent parmi les produits à  déguster.  Pour Dorothy Selamo Binla, exposante,  l’innovation est de plus en plus de mise  dans la transformation du cacao.

« Nous avons opté pour le mariage de deux cultures : celle du sahel et de la forêt. On a fourré des fèves de cacao dans des dattes, ce qui donne un chocolat naturel », explique-t-elle. Sur le même étal, on aperçoit une autre combinaison, notamment des chips fourrés au chocolat.

Pour le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, qui présidait la cérémonie d’ouverture cette 6e édition de Festicacao organisée par le Conseil interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC) hier à Yaoundé, « la politique de transformation du cacao camerounais est désormais au zénith, faisant un bond sans précédent ».

Bien qu’elle soit encore faite d’une manière artisanale, elle est passée de 33 023 à 53 403 tonnes de cacao transformés entre les campagnes  2016-2017 et 2017-2018 avec une projection pour les trois prochaines années,  d’au moins 130 000/150 000 tonnes.

L’on note tout de même que dans ce domaine, certaines difficultés demeurent. C’est notamment le manque de machines adéquates. « Jusqu’ici, nous travaillons avec un petit équipement  et parfois même avec des marmites », se plaint Brigitte Dion Eboh, exposante.

Elle indique qu’elle se retrouve souvent avec de grosses commandes difficiles à réaliser par manque d’équipement professionnel. « Il y a même aussi l’insuffisance de formation et d’expertise des artisans, sans oublier le problème de conditionnement », ajoute Jean-Noël Nko’o, producteur à Ambam.

Festicacao a également été une occasion pour le CICC de présenter la dernière cuvée de producteurs, du Programme New Génération. Près de 400 jeunes dont 323 hommes et 73 femmes.

Selon Apollinaire Ngwe, président du Conseil interprofessionnel, ils sont répartis dans 21 bassins de production et « c’est eux et bien d’autres issus du Programme qui prendront la relève dans les plantations », conclu-t-il.

 

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