Investissement dans le mécénat éducatif: le plaidoyer du MINESEC

Economie
Jean Baptiste KETCHATENG | 09-12-2016 10:00

? Le ministre Ngalle Bibehe a appélé hier le GICAM à soutenir la professionnalisation du système éducatif.

Fort de sa double expérience de patron-adhérent au Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) jusqu’à son entrée au gouvernement du 2 octobre 2015, le ministre des Enseignements secondaires Jean-Ernest Ngalle Bibehe a fait hier, 8 décembre, à Douala un long exposé à ses anciens pairs au sujet de la professionnalisation du système éducatif. En somme, il a invité le Gicam et ses membres individuellement à investir dans le mécénat éducatif. Lequel peut servir aussi bien à l’équipement, qu’à la formation des professeurs. Les mécènes éventuels bénéficieront en contrepartie d’allègement fiscal, de promotion de l’image de leur entreprise et pour certains, dira M. Ngalle Bibehe, de tremplin politique.
Les patrons qui tenaient dans ce syndicat de chefs d’entreprise leur 123e assemblée générale sont, en effet, soucieux de trouver de nouvelles voies de collaboration public-privé afin de rendre plus adaptées au besoin du monde du travail, les leçons qu’apprennent les collégiens et lycéens du Cameroun. Pour les pouvoirs publics, c’est un chemin de succès. Il faut simplement que les créateurs de richesses s’y engagent. L’Etat faisant déjà une part à l’exemple de l’ouverture imminente du lycée technique et professionnel de Yabassi, la création de nouvelles filières (travail des métaux, topographie, chimie industrielle)…
Il s’agit par ce moyen de préparer l’avenir et même de répondre aux besoins actuels des entreprises qui pour autant en demandent plus. Le bilan de 2016 qui s’achève dressé par le président et le secrétaire exécutif du Gicam se résume dans deux réalités : la difficulté et la résilience. Le Gicam a perdu son président en cours de mandat. Ce qui a pesé négativement sur son fonctionnement, a relevé Armel François, successeur du défunt André Fotso. S’il a pu continuer à animer ses activités de formation et de plaidoyer au cours des journées de l’entreprise ou de son université, les contributions pour le faire sont de moins en moins disponibles. Elles subissent les effets d’une croissance que le Gicam évalue à la baisse : un point de moins par rapport aux attentes et aux performances de 2015 (5,8%).
Aussi les bilans de divers secteurs présentés par quelques patrons ont-ils insisté sur l’initiative gouvernementale pour favoriser un nouvel élan malgré les freins (insécurité imposée dans le nord, baisse des cours des matières premières). Les hôteliers ont plaidé par exemple pour une délivrance plus aisée des visas pour touristes. L’industrie pharmaceutique elle espère que 2017 sera l’année de la mise en service de la sécurité sociale, les exportateurs de café et de cacao souhaitent un réajustement de la politique de relance de ces deux cultures de rente.
 

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