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Parlement des enfants:les problématiques mieux adressées

24 heures
Rousseau-Joël FOUTE | 18-04-2017 11:01

Désormais, des plans d’action régionaux seront mis en œuvre dès la fin de chaque session du Parlement des enfants. Suivra une évaluation du travail accompli.

Depuis 1998, l’Etat camerounais, avec l’appui de ses partenaires au développement, organise une action de valorisation et de concrétisation du droit à l’expression et à la participation des enfants dénommée Parlement des enfants. Ce dernier se veut une plate-forme d’échanges entre les enfants et les décideurs et offre aux enfants l’opportunité de participer à la vie de la Cité par l’expression de leur opinion sur les problèmes qui les concernent à travers des questions, mais aussi des propositions de réponse et de résolution. Dès cette année, pour donner suite aux observations et suggestions des acteurs, des stratégies nouvelles vont être introduites dans l’organisation du Parlement des enfants. Elles portent principalement sur le choix d’une thématique nationale pour meubler la session, la mise en place de bureaux régionaux de parlementaires juniors et l’instauration d’un système d’évaluation annuelle de chaque session.
Concrètement, le thème ne sera plus celui retenu par l’Union africaine pour la célébration le 16 juin de chaque année de la Journée de l’enfant africain. Car le lien antre ce thème et les préoccupations nationales concernant les enfants s’est toujours avéré assez difficile. En reposant désormais le Parlement des enfants sur une thématique nationale, il est question d’amener les députés juniors à porter, pour chaque édition, un message singulier susceptible d’induire des effets positifs sur la conduite des programmes et projets de protection de l’enfant au Cameroun. C’est ainsi que le thème retenu pour cette 19e session est : « Culture de l’esprit patriotique et maîtrise de la ruée des jeunes vers les TIC : un défi permanent et une responsabilité collective ». A travers ce thème, il sera question de renforcer la culture patriotique chez les enfants, et de susciter une prise de conscience de la responsabilité sociétale dans l’encadrement de la jeunesse.
Par ailleurs, il n’y avait pas de visibilité et de traçabilité des activités menées par les députés juniors une fois la session terminée. Dans ce contexte, à l’image du bureau national représenté par deux co-présidents qui siègent à l’Assemblée nationale aux côtés du très honorable président de l’Assemblée nationale, il sera institué des bureaux régionaux qui seront constitués pendant la session. Ces derniers seront appelés à élaborer des plans d’action régionaux qui seront mis en œuvre dès la fin de la session. Finalement, il sera désormais retenu que les députés juniors devront mener leurs activités pendant une période de 12 mois, de juin au mois de mai de l’année suivante. Leur mandat sera donc dorénavant d’un an. A terme, une évaluation du travail accompli sera effectuée. Ensuite, les principaux résultats et les leçons apprises capitalisés au cours de la session N+1 du Parlement des enfants.
 

La parole aux acteurs

 

Honorable Abdouramanou Hamadou: « Il faut que les projets soient financés »

Député jeune du Diamaré

« Notre réflexion au cours de notre session parlementaire était axée sur un thème portant sur le secteur agropastoral. Nous avons eu des visites de terrain. Nous avons en plus bénéficié d’une formation en armement moral. On nous a demandé de nous inscrire sur la plate-forme du plan triennal spécial jeunesse, tout en nous conviant à sensibiliser nos pairs dès notre retour ; mais sans mettre les moyens à notre disposition. Il faudrait que la promesse du financement des projets soit tenue, et j’ai peur parce qu’on nous a dit que prochainement on risque convoquer les députés  jeunes pour un autre thème ».
 

 Honorable Serge Irana: «Les critères de sélection doivent être plus transparents »

Député jeune du Mayo-Danay.

« Ce fut un honneur pour moi de participer au parlement de la jeunesse. Nous avons reçu des formations. Je crois qu’à l’avenir, les critères de sélection doivent être plus transparents. J’ai l’impression que certains sont partis dans le but d’avoir un peu d’argent car visiblement ils ne respectaient pas les conditions d’âge. L’Etat veut faire de l’agriculture et de l’élevage, des créneaux porteurs pour la jeunesse, ce qui est une très bonne chose. Et c’est la jeunesse, à travers ce parlement que l’Etat veut communiquer ».

 

AÏssatou Oumarou: «Nous nous intéressons particulièrement aux droits des enfants»

Député junior du Lom-et-Djérem, Bertoua

«Il y a de petits changements dans la protection de l’enfance, grâce à notre plaidoyer. Au parlement, nous nous intéressons particulièrement aux droits des enfants, au développement économique et social, à l’action du gouvernement ; nous combattons la traite des enfants, qui a baissé. Le gouvernement a mis sur pied des centres pour accueillir les mineurs abandonnés ; il y a la Fondation Chantal Biya qui s’occupe des enfants abandonnés, et qui lutte aussi pour un vivre-ensemble intégré.»
 

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