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Transformation économique: l’apport du capital humain

Economie
Josy MAUGER | 21-04-2017 00:06

 Investir sur les ressources humaines, une des propositions du forum tenu mercredi à Yaoundé

 

Le Cameroun a pour ambition de devenir un pays émergent à l’horizon 2035. Et selon Yves Alain Epangue, directeur régional pour l’Afrique francophone à African management services company (Amsco) le développement du capital humain a été identifié comme un enjeu majeur de développement pour atteindre cette émergence. C’est dans cette optique qu’Amsco a organisé avant-hier à Yaoundé, son business forum 2017 axé sur le thème « De la croissance à l’émergence : quel rôle pour le capital humain ? ». L’objectif de cette réunion, comme il l’explique, est d’accompagner les efforts du gouvernement dans l’émergence d’un capital humain au service du développement. Autre but de cet événement, sensibiliser les secteurs public et privé de même que tous les décideurs du pays sur cette problématique afin de montrer l’importance du développement du capital humain qui est en fait au centre des stratégies de développement de croissance.
Et pour mieux comprendre le premier thème : « La transformation économique du Cameroun : Comment le capital humain y contribue-il ? », l’organisme a mis à contribution des économistes. Notamment Thomas Babissakana, ingénieur financier, Viviane Ondoua Biwole, directeur adjoint de l’institut supérieur de management public et Mary Eboka, sous-directeur de la Coopération avec les pays émergents au ministère en charge de l’Economie. « Il s’agit aussi de s’assurer que le pays développe des secteurs prioritaires, dégage de la valeur ajoutée importante permettant d’atteindre une croissance des plus soutenue en vue de l’émergence du Cameroun. On retient des échanges des trois panélistes que pour qu’il y ait une transformation économique, des efforts devraient être déployés sur le capital humain. Notamment au niveau de la quantité et surtout de la qualité. On note par ailleurs que le personnel devrait être compétitif, compétent et créatif afin de contribuer à la transformation économique. Pour sa part, Thomas Babissakana indique qu’une industrialisation embryonnaire rend l’économie très peu dynamique. Autres défis à relever selon lui, l’utilisation des méthodes et équipements modernes dans tous les domaines. « Il faut se concentrer sur des secteurs prioritaires notamment l’énergie, l’aluminium, la construction navale », explique Thomas Babissakana.

 

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