Responsive image

Crise à l'Eglise évangélique du Cameroun : une chance au dialogue

Societe
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 09-05-2017 04:57

Un conseil synodal général extraordinaire est convoqué mercredi prochain à Douala.

Le débat sur l’élection à la présidence de l’Eglise évangélique du Cameroun quitte la rue pour revenir aux acteurs de premier plan. Un conseil synodal général extraordinaire est convoqué mercredi prochain à Douala pour parler, de long en large, de la crise électorale survenue à la suite du verdict des urnes du 22 avril à Ngaoundéré. Dans les paroisses, les fidèles accueillent cette nouvelle dans la joie. « Vivement qu’une solution soit trouvée, parce que c’est vraiment honteux que les hommes d’église se battent pour un poste au lieu de privilégier la parole de Dieu », espère une fidèle. « Lorsque nous sommes confrontés à divers problèmes, c’est vers les pasteurs, les bergers de Jésus-Christ que nous nous tournons. C’est à l’église que nous exorcisons nos injustices. C’est là-bas que les victimes de tribalisme trouvent le réconfort. Comment comprendre qu’un débat autour des tribus déchire l’Eglise alors que l’évangile enseigne que dans la maison du Père, il n’ y a ni juifs, ni grec», se lamente un autre. Jean B., fidèle de la paroisse Sawa de Yaoundé s’interroge : « Avec une telle situation, vers qui irions-nous désormais? Nous ne sommes pas sur un champ politique pour laisser le tribalisme triompher ». Mais tous émettent le même voeu : « Prier pour que le Dieu de justice, de paix et d’amour puisse éclairer les dirigeants afin que cette épineuse question de rotation de la présidence entre les Bamilékés, Sawas et Bamouns soit définitivement réglée. Avec le schisme annoncé par le Ngondo, aucun des principaux acteurs que CT a rencontrés ne veut croire que la messe soit dite. Le rév. Priso Mongolé, qui s’est exprimé sur la question déclare : « Il revient à Dieu, le dernier mot. Les hommes peuvent avoir des projets et Dieu refuse leur réalisation. Je ne peux pas dire que la messe est dite. J’attends que Dieu mette de l’ordre. Il peut le faire d’un côté comme de l’autre. Le schisme n’est pas encore officiel. On n’en est qu’à l’annonce. Il ne va être officiel qu’à partir du moment où il est pratiqué. Pour y arriver, il y a tout un processus à suivre pour la séparation ». Le pasteur Philippe Nguété, secrétaire général élu à Ngaoundéré, demande de fonder les espoirs sur la réunion de crise de Douala où les acteurs maîtrisent le sujet. Approché, Jean Samuel Hendje Toya, candidat élu à 205 voix contre 178, a exprimé sa gène de parler dans un contexte qu’il juge inopportun. C’est donc peut-être au synode extraordinaire général convoqué à Douala que la messe sera dite. Les fidèles restent rivés sur cette rencontre, espérant la paix des braves qui consacrera la victoire de l’Eglise et non celle des hommes.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter