Désarmement, démobilisation et réintégration : encore des choses à faire

Cinq ans après la mise sur pied de ce processus par le président de la République afin de faciliter le retour à une vie normale des ex-combattants qui le souhaitent, de nombreux efforts ont été déployés pour l’accueil, même si le hic reste la réintégratio


Cinq ans déjà, que le président de la République a décidé de la mise sur pied du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr) des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’idée du chef de l’Etat était claire : appeler à la fin des violences dans lesquelles étaient embarqués ces jeunes en leur offrant des cadres d’accueil et de réinsertion dans la vie active. Bamenda, Buea et Mora dans la région de l’Extrême-Nord ont été choisis pour abriter des centres régionaux.
Voilà donc cinq ans que ces structures sont actives sur le terrain, avec à la clé, environ 3 500 jeunes qui ont choisi de répondre à la main tendue du président de la République en vue de faciliter un retour à la paix dans ces partie du pays en proie à des crises socio-politiques. Aujourd’hui, Mora affiche le meilleur chiffre en termes de repentis avec plus de 2 600 ex-combattants de la secte terroriste Boko Haram.

Depuis lors, de nombreux efforts ont été déployés sur le terrain par les pouvoirs publics pour transformer en réalité, cette volonté du président de la République. Bamenda, dans la région du Nord-Ouest a accueilli officiellement le 10 avril 2021, son nouveau centre construit sur un site de 23 ha à Bafut, non loin du chef-lieu de la région du Nord-Ouest. Il a une capacité d’accueil d’environ 1 000 personnes. Dans la région de l’Extrême-Nord, le centre régional est en construction dans la petite localité de Mémé à une quinzaine de kilomètres de Mora. Idem pour celui de Buea dans la région du Sud-Ouest et dont les travaux de construction ont été lancés à Tiko.

Le volet réinsertion du Cnddr visait à déradicaliser les jeunes ex-combattants et la sensibilisation des communautés d’origine qui peuvent du reste recevoir une certaine assistance pour faciliter le retour de ceux-ci au sein des communautés qu’ils ont quittées à la recherche d’un mieux-être. Histoire d’enlever à ces jeunes, toute envie de retourner à leurs vieux démons. La réinsertion dans la vie active vise également à donner une opportunité à ces jeunes pour éviter qu’ils aient envie de retourner à cette vie dangereuse. Les centres régionaux doivent leur donner des opportunités de formation à divers petits métiers : agriculture, élevage, maçonnerie, électricité, couture…...

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