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16 policiers suspendus à Yaoundé en rapport avec des détournements de la taxe d'aéroport

Deux adjoints du commissaire de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen et 14 autres fonctionnaires en poste ont été notifiés de leur suspension mardi dernier.

C’était au cours d’un rassemblement au sein de leur unité. Une équipe de la Délégation générale à la Sûreté nationale, conduite par le commissaire divisionnaire Fotso, chef de la section des contrôles, des interventions et des enquêtes est descendue mardi en fin de journée, sur instructions de Martin Mbarga Nguele, chef de corps. De source policière, « le DGSN tient à ce que les fonctionnaires sanctionnés soient désormais personnellement notifiés au sein de leur unité d’affectation, au lieu de l’apprendre par média interposé ».

Cette suspension de fonction d’une durée de trois mois est assortie d’une suspension de solde, en attendant la suite des dossiers disciplinaires en cours. Ces sanctions, mesures conservatoires dans le jargon de la sûreté nationale, interviennent à la suite du constat de certaines indélicatesses. Il s’agit du détournement des recettes de la taxe aéroportuaire, le trafic documentaire et la violation de la réglementation en matière d’immigration. Les griefs ainsi énumérés sont plus ou moins connus de tous. Pour ce qui est de la taxe aéroportuaire, ces agents en fonction à Nsimalen collectaient les 10 000 F de droit de timbre d’aéroport sans les reverser à la régie des impôts, causant des déficits hebdomadaires souvent évalués en millions de F.

Quant au trafic documentaire, il a même fait naître une expression assez connue à l’aéroport : « prêt à partir ». Ici, des voyageurs irréguliers se voyaient confisquer leurs documents, revendus à d’autres plus tard contre de fortes sommes d’argent (entre 1,5 et 2 millions de F). Et au mépris de la réglementation en matière d’immigration, ces mêmes policiers laissaient des étrangers repartir du pays au delà de la période autorisée, sans l’obtention du visa de sortie préalable. Et là encore, il fallait débourser de l’argent.

Notre source souligne que le commandant du Groupement mobile d’intervention (GMI) a également été sanctionné le même jour, pour une faute commise par ses éléments. En effet, les contrôles de jour ont été suspendus, mais des éléments du GMI ont été pris la main dans le sac et « le DGSN estime que si des éléments s’écartent du droit chemin, c’est parce qu’ils sont mal encadrés ». Une source bien introduite affirme que cette mesure du DGSN vise à donner le ton de la restauration de la discipline au sein de la police camerounaise. Des suspensions qui servent d’avertissement pour les autres.

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