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Dossier de la Rédaction

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Le Cameroun en quête de qualité pour son alimentation

Une réunion d’évaluation ouverte mardi pour arrimer la production aux standards internationaux.

De la moisissure sur des graines de café. Des fruits ou légumes partiellement abimés. Ces tableaux, très présents dans la production locale, sont quelques défauts présentés par des produits locaux destinés à l’exportation. Pourtant, sur le marché mondial, pour concurrencer les autres produits importés respectant les normes internationales et donc ne présentant aucun danger pour la santé du consommateur, le made in Cameroon doit s’arrimer aux normes sanitaires internationales. C’est pour mieux s’intégrer que le premier atelier national sur l’évaluation des risques sanitaires du café, des fruits et légumes exportés se tient depuis hier à Yaoundé. Les travaux, organisés par le Comité national du codex alimentarius et la sécurité sanitaire des aliments au Cameroun s’achèvent ce jour à l’hôtel Mont Fébé.

L’idée est d’adopter le modèle européen. En effet, les consommateurs européens sont de plus en plus sensibilisés aux problèmes de sécurité sanitaire des aliments et attendent des institutions qu’elles mettent en place les dispositions réglementaires assurant au mieux la protection de leur santé. Les grandes enseignes de distribution européennes adoptent des stratégies de communication visant à rassurer leur clientèle de la santé et du sérieux de leur approvisionnement. Elles exigent d’ailleurs de leurs fournisseurs qu’ils garantissent la traçabilité et la conformité sanitaire de leurs produits. Représentant le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmindt) à l’ouverture des travaux hier, le secrétaire général pense que la rencontre permettra « aux instances publiques d’assurer la santé des populations mais également de relever le défi d’une meilleure intégration des denrées alimentaires d’origine camerounaise dans le commerce international ».

Pour y parvenir, il faudrait, à ce niveau, « accompagner les producteurs en leur permettant de s’arrimer aux normes et d’acquérir une culture de production saine viable ». D’où l’intervention de Edes, organisme financé par l’Union européenne et chargé d’appuyer le système de contrôle sanitaire des aliments des pays ACP pour pérenniser leur flux. Edes, à travers la mise à niveau des systèmes de contrôle sanitaire des aliments des pays ACP, sera chargé d’une part, de prévenir la perte de confiance des grands distributeurs européens à l’égard de leurs produits et par là, assurer la viabilité de leurs exportations et, d’autre part, garantir aux consommateurs locaux et régionaux des produits alimentaires sûrs. La structure a signé un plan d’action avec l’Etat du Cameroun qui vise à renforcer le système santé des aliments en place qui permettrait d’impulser la demande. Café, fruits et légumes, échantillon de cette première phase, devront être sains, de qualité et labellisés.

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