Etat civil: Droit fondamental de tous

L’Association francophone des Commissions nationales des droits de l’Homme d’Afrique organise depuis hier à Yaoundé une table ronde sur le renforcement des systèmes d’enregistrement des faits y relatifs.

C onformément à leurs statuts et règlements, les Commis­ sions nationales des droits de l’Homme d’Afrique fran­ cophone continuent de plaider en faveur de l’enregistrement de tous les enfants aux faits d’état civil, et particulièrement aux actes de nais­ sance. Ceci, en vertu du fait que ce document administratif est à la base de l'exercice de plusieurs autres droits et qui déterminent l'existence juridique de la personne. La table ronde qui se tient depuis hier 17 septembre, à Yaoundé, à l’initiative de l’Association francophone des Commissions nationales des droits de l’Homme d’Afrique, vient ainsi prolonger ce plaidoyer. Lequel conforte la Commission nationale des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) dans son ambition de faire en sorte que chaque enfant qui naît, chaque citoyen camerounais puisse avoir une identité juridique, parce que possédant ses actes d'état civil, et davantage son acte de naissance à l’horizon 2030. Voilà pourquoi le président de la CDHC, James Mouangue Kobila, a exhorté les ins­ titutions nationales des droits de l'homme à ne pas relâcher leur in­ tention. Au contraire, « elles doivent renforcer leur synergie avec les pou­ voirs publics », a-t-il martelé. Présent à cette session de travail, le Directeur général du Bureau national de l’état civil (Bunec), Alexandre- Marie Yomo, a présenté les pesan­ teurs auxquelles est confronté le système national d’état civil. D’après lui, ces goulots d’étranglement à l’ori­ gine du sous-enregistrement aux faits d’état civil sont à la fois admi­ nistratifs (lourdeurs des procédures et éloignement des centres d’...

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