Propriété intellectuelle: l’offensive des produits africains

La célébration mardi de la 17e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle arrive à la suite de nombreuses activités organisées à travers le pays.

A côté du miel d’Oku, du poivre de Penja et du café de Ziama Macenta (Guinée) déjà labélisés, l’Afrique fonde désormais de gros espoirs sur le cacao de Tonga, l’ananas de Bafia, l’avocat de Mbouda, le Kilichi de Ngaoundéré, les gambas de Kribi, le riz de Ndop, l’oignon de Tignère, l’oignon violet de Galmi (Niger), l’Attiéké de Côte d’Ivoire, les Bifaka du Gabon, etc. Autant de produits d’origine, à fort potentiel de développement selon l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). En effet, en prélude à la 17e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle, qui se célèbre le 13 septembre, l’OAPI a organisé une série d’activités qui se sont simultanément déroulées à Penja, Douala et Yaoundé. Il y a d’abord eu un colloque, question de comprendre l’intérêt et les retombées des indications géographiques (IG). Des Awards, pour primer les meilleures marques locales. Et enfin, une foire expo et dégustation, dans le but de découvrir les produits locaux labellisés ou susceptibles de l’être. Il faut aussi compter les conférences débats, les journées d’information, des jeux concours, la marche sportive et des animations diverses. 
Le clou des manifestations a eu lieu vendredi à l’Hôtel de ville de Yaoundé, en présence des membres du gouvernement, conduits par Clémentine Ananga Messina, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER) ; le corps diplomatique était aussi présent, ainsi que des partenaires au développement et des experts nationaux et internationaux de la propriété intellectuelle. Dans son discours de circonstance, Paulin Edou Edou, directeur général de l’OAPI, s’est longuement attardé sur l’importance des indications géographiques. Il assure qu’un produit reconnu pour sa particularité, ses qualités et ses origines est porteur de développement pour les producteurs locaux et partant, pour tout le pays. D’où l’intérêt de la foire ouverte en ces lieux, question de découvrir mais aussi de déguster tous les produits dignes d’être labélisés. 
« Heureusement qu’il ne s’agit pas seulement de produits du cru, mais aussi transformé comme le café de Ziama Macenta, le Kilichi, les Bifaka et l’Attiéké. Toute chose qui apporte de la valeur ajoutée à nos productions agropastorales en créant des richesses et des emplois », s’est ainsi réjoui Clémentine Ananga Messina. Tout en félicitant le travail d’information et de sensibilisation de l’OAPI, Clémentine Ananga Messina a recommandé aux producteurs de se mettre en coopératives, créer des entreprises de transformation et imposer leurs produits.
 

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