Economie

L'autonomisation, une nécessité

Commentaire.

Depuis février dernier, l’Agence des normes et de la qualité (Anor) est appelée à s’assumer financièrement. En clair, elle devra elle-même trouver les fonds nécessaires à son fonctionnement. Une notification dans ce sens par le ministère des Finances (Minfi), qui lui fournissait jusqu’ici les fonds dont elle avait besoin, chaque trimestre. Cet exemple indique vers quoi doit tendre le pays en matière de subventions destinées aux établissements publics administratifs et autres sociétés d’Etat.  L’agence de promotion des investissements (API) est aussi en passe de gagner cette autonomie.
La généralisation de l’autonomisation de ces structures, qui engloutissent chaque année des dizaines voire des centaines de milliards de francs, serait une bonne piste pour aider l’Etat à réaliser des économies substantielles. Les sommes ainsi mises de côté seraient réutilisées à d’autres fins avec pour objectif d’améliorer le bien-être des populations. Dans le cas de l’ANOR, des pistes pour aider l’établissement à générer des revenus propres sont d’ailleurs déjà établies. Le Programme d’évaluation de la conformité avant embarquement des marchandises importées en République du Cameroun est l’une d’elles. L’autre source de revenus est la taxe d’inspection de la société générale de surveillance (SGS). Avec ça, l’Anor peut ouvrir un compte dans une banque commerciale qu’elle alimentera au gré de ces recettes. Cette solution avec diverses possibilités de mise en application, peut être transposée sur des dizaines d’autres structures vivant exclusivement de subventions, pour alléger l’Etat de certaines dépenses. Surtout quand on sait que nombre de ces établissements publics administratifs n’ont pas vocation à produire…
 

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