Programme financier et économique avec le FMI: aucune coupe de salaires envisagée

Face à la presse hier, le ministre de la Communication, a apporté des éclairages sur les facilités élargies de crédit.

S’il y a quelque chose qu’on doit absolument retenir de la conférence de presse organisée par Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication hier à Yaoundé, c’est qu’il n’y aura pas de coupe de salaires au Cameroun. La rumeur a en effet été répandue, telle une traînée de poudre depuis le 26 juin 2017. En effet, c’est à cette date que le programme économique et financier liant le Fonds monétaire international (FMI) et le Cameroun a été rendu public. Et pour l’occasion, le porte-parole du gouvernement était entouré  de spécialistes. En l’occurrence Gilbert Didier Edoa, secrétaire général du ministère des Finances, Isaac Tamba, Directeur général de l’économie au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Pr. Désiré Avom, doyen de la Faculté de sciences économiques et de gestion à l’Université de Dschang.  C’est donc avec ces personnes que le ministre a répondu aux questions des journalistes, après avoir rappelé le contexte, l’importance de la facilité élargie de crédit (FEC) et le rôle que joue le FMI dans le processus de rétablissement de l’équilibre budgétaire du Cameroun.

Sur la question de réduction des salaires qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, le SG du Minfi a été clair : «  Aucune coupe de salaires n’est envisagée au Cameroun et rien dans le programme triennal avec le FMI ne le prévoit. Nous sommes dans un programme de réformes et pas d’ajustement structurel. » Et Isaac Tamba d’ajouter que ce programme ne remet aucunement en cause le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi, qui reste la boussole de l’Etat.  La réduction du train de vie l’Etat, les problèmes de gouvernance, n’ont pas été laissés de côté, car pour les journalistes, de tout cela dépend également cet équilibre.

La question de la dévaluation du FCFA a aussi été évoquée et tous les officiels se sont voulus rassurants une fois de plus. Si le Pr. Avom a redit que « théoriquement rien n’expliquerait une dévaluation », Gilbert Didier Edoa a invité les Camerounais à ne pas considérer ce processus comme une fatalité. « La dévaluation est une politique économique pour résoudre un problème précis et pourrait être bénéfique », a-t-il expliqué, en prenant exemple sur le Nigeria. Pour lui, si on exporte plus qu’on importe après une dévaluation, on s’en portera bien.

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