Gouvernance locale: il faut impliquer les jeunes

La célébration de la 6e édition de la journée africaine de la décentralisation hier à Yaoundé a jeté les bases d’une plus grande implication de cette catégorie sociale.

Les jeunes ont du talent à revendre et n’attendent que d’être impliqués dans les politiques de développement définies par les 374 collectivités locales (communes et communautés urbaines) du pays. Le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique dénombre 11,586 millions de jeunes, soit 53,5% de la population. Ces jeunes, explique le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation chargé des Collectivités territoriales décentralisées, Jules Doret Ndongo, constituent une dividende démographique à capitaliser pour le développement de nos communautés locales. Ce n’est donc pas un fait de hasard si la 6e édition de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local leur fait la part belle. Le thème retenu cette année, «Egalité des chances, autonomisation socio-économique et participation des jeunes à la gouvernance locale et au développement local en Afrique », valorise la participation de la jeunesse, en cohérence avec l’aspiration N° 6 de l’agenda 2063 de l’Union africaine.
Dans ce registre, Jules Doret Ndongo reconnaît les efforts des pouvoirs publics en faveur de l’implication des jeunes dans la gestion de la cité. « Le gouvernement est à l’œuvre depuis plusieurs années pour la promotion de la jeunesse. A côté de tout un ministère dédié aux jeunes, plusieurs autres ministères pilotent des projets avec des résultats satisfaisants en ce qui concerne la promotion socio-économique, l’éducation et la formation des jeunes », rassure Jules Doret Ndongo. Des progrès sont par ailleurs enregistrés dans la participation des jeunes à la gestion des affaires publiques.
Le code électoral du 19 avril 2012 dispose que la constitution des listes pour l’élection des conseillers municipaux doit tenir compte des composantes sociologiques de la commune concernée, aussi bien que l’approche genre. In fine, le texte promeut l’implication des jeunes à la gestion des affaires locales. Dans la même veine, le président national de l’association des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC), Gilbert Andze Andze fait un plaidoyer allant dans le sens de faire confiance en notre jeunesse et de l’associer à l’implémentation des politiques de développement local.

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