Production laitière: Quatre usines bientôt livrées

Les mini-laiteries sont en train d’être montées à Ngaoundéré, Meiganga, Garoua et Maroua. Le site de Ngaoundéré qui est presque opérationnelle devrait produire 2000 litres de lait par jour.

C’est la dernière ligne pour le Programme d’amélioration de la productivité agricole/Appui au développement de la filière laitière (Papa –ADFL). Dans quelques semaines, ce projet mettra la clé sous le paillasson. Dans le cahier de charges de ce programme lancé en 2012, il était prévu la construction des puits pastoraux, la fourniture des intrants aux éleveurs, la formation des éleveurs, la construction et l’équipement des unités de production de lait dans les bassins de production, la construction de la Maison de l’élevage mais également la création des mini-laiteries. Cette action, de loin la plus emblématique du projet, est en train de se matérialiser. Les derniers blocages ayant été levés, l’installation des équipements a effectivement commencé. L’usine de Ngaoundéré mise sur pied par une entreprise espagnole est presque opérationnelle. Le gouverneur de la région de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar, a visité le chantier la semaine dernière. La mini-laiterie est construite au plateau Mardock, derrière l’Enieg. Sa construction a coûté à peu près 250 millions de F.

Une forte équipe de techniciens espagnols et belges séjourne à Ngaoundéré depuis quelques semaines pour les besoins de la cause. Elle a déjà procédé à l’installation des cuves, des laboratoires, des équipements de pasteurisation du lait et des ouvrages associés comme les groupes électrogènes, les forages. La mini-laiterie de Ngaoundéré peut produire 2000 litres de lait par jour, révèle Mohammadou Bamanga, régisseur du programme Papa-lait. Ce projet valorise la production du lait et la gamme de produits dérivés tels que le fromage, le beurre, le yaourt…Trois autres mini-laiteries sont construites sur le même modèle à Meiganga, Garoua et Maroua. Le volet de construction des quatre mini-laiteries a coûté un milliard de F environ. Ce projet bénéficie du coup de pouce de l’Union européenne qui œuvre aux côtés du gouvernement camerounais pour la structuration, la professionnalisation et la valorisation de la filière laitière. Les trois régions septentrionales possèdent un grand potentiel dans ce domaine. Les pouvoirs publics veulent rendre la filière moderne, viable et dynamique. Les éleveurs s’organisent en coopératives pour que la matière première soit disponible, abondante en qualité et en quantité. Des centres de collecte fonctionnent déjà dans beaucoup de villages de la région.

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