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Economie

Incitations à l’investissent privé: déjà des retombées

Des investisseurs bénéficiaires d’exonérations fiscales ont déjà créé plus de 400 emplois directs

 

Installer une usine d’extraction de gaz naturel en plein cœur de Douala, Jean Claude Tchagou Tiegue n’y croyait plus. Surtout, au vu du lourd investissement nécessaire, soit 30 millions de dollar (16,77 milliards de F) et des charges fiscales afférentes au projet. Mais, grâce à la loi du 18 avril 2013, fixant les incitations à l’investissement privé au Cameroun et révisée en juillet dernier qui lui a permis d’économiser près de 10 millions de dollars (5,591 milliards de F) et d’autres exonérations pour l’importation de ses machines, Savannah Oil a pu sortir de terre. Un fruit des plus palpables de ladite loi, initiée par l’Agence de promotion des investissements (API). Immense était donc la joie de Marthe Angeline Minja, la directrice générale de la structure, qui a visité trois entreprises bénéficiant de la loi de 2013 jeudi et vendredi dernier à Douala.
En effet, Savannah Oil, la Société africaine d’hôtellerie (Soaho), et Boissons, vins et spiritueux (BVS) ont signé des conventions relatives à la loi au cours de l’année 2016. Savannah Oil, partenaire de Gaz du Cameroun, avait alors dévoilé son projet : construire une usine d’extraction de gaz naturel, tout en créant près de 100 emplois directs. Chose promise chose réalisée. La structure produit aujourd’hui, outre le gaz naturel qu’elle fournit à plusieurs entreprises locales, de l’huile et de l’eau, avec l’expertise de 100 employés, dont 80 locaux et 20 expatriés. L’hôtel quatre étoiles de la Soaho estampillé Best Western, situé à une minute de l’aéroport international de Douala, en cours de finition affiche déjà fière allure. Marthe Angeline Minja a d’ailleurs pu visiter la chambre témoin, échantillon de ce que sera le reste des 182 autres chambres. Le projet qui rentre dans le cadre de l’aménagement de la zone aéroportuaire de Douala est estimé à 6 milliards F pour 200 emplois annoncés. Grâce à la loi du 18 avril 2013, Sipeuwo Mimba, l’administrateur général de l’hôtel, admet avoir bénéficié d’exonérations fiscales pour le matériel importé, notamment les ascenseurs et autres mobiliers.
Dernière étape de la visite, BVS, spécialisée dans la production et la commercialisation de boissons alcoolisées et hygiéniques. Immédiatement après la signature de la convention avec l’API en 2016, elle a ouvert ses portes et lancé la production de vins à partir d’un vin fermenté importé. Elle emploie 158 jeunes formés par des experts internationaux.
D’après Marthe Angeline Minja, l’API totalise à ce jour, près de 150 conventions signées avec à la clé 3500 milliards de F d’investissements et environ 5000 emplois projetés.

 

Réactions

 

 Marthe Angeline Minja: « La mise en œuvre des projets est encourageante »

Directrice générale de l’Agence de promotion des investissements

« Il était question d’évaluer les projets qui ont signé des conventions avec le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de la loi de 2013 fixant les incitations à l’investissement privé au Cameroun. Cette visite nous a permis d’apprécier l’état d’avancement des projets tout en décelant les difficultés rencontrées par les porteurs desdits projets. Globalement, la mise en œuvre des projets est positive et encourageante pour l’API qui a œuvré dans le sens de l’accompagnement des entreprises».

 

Guillaume Sarra: « La loi est un gage de sécurité »

Président directeur général de BVS

« Grace à la loi fixant les incitations à l’investissement privé au Cameroun,  nous avons choisi d’investir au Cameroun au lieu de l’Angola ou de la Côte d’Ivoire ciblés au départ pour un investissement de 13 milliards de F. La convention avec l’API nous offre un cadre juridique. La loi quant à elle est un gage de sérieux et de sécurité. Elle nous offre aussi des abattements sur les droits de douane, notamment sur le matériel qu’on importe, l’exonération fiscale des bénéfices parce qu’au lieu de payer 30 % d’impôt sur les sociétés on paie 7,7% pour les cinq première années. Cela va nous permettre de réinvestir sur la maintenance des outils».
 

 

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