Patrimoine national: Les outils de recensement listés

Un atelier de trois jours ouvert depuis hier à Yaoundé continue d’étudier les pistes pour l’inscription des biens culturels camerounais à l’Unesco.

C’est bien connu. Le Cameroun est doté d’un immense potentiel en matière de biens culturels et naturels. Et pour preuve, l’inventaire général du patrimoine en cours au ministère des Arts et de la Culture (Minac) a permis d’identifier bon nombre de ces biens ayant une très grande valeur culturelle. Dans le souci de protéger et de promouvoir ces richesses aux valeurs universelles et exceptionnelles, il est nécessaire de recenser le patrimoine culturel matériel et immatériel national. Ceci en vue d’enrichir les connaissances, de promouvoir le tourisme culturel et de concilier les Camerounais avec leur histoire.

C’est dans cette optique que tous les délégués régionaux du Minac, les experts du Comité scientifique, le Conseil national des chefs traditionnels, des partenaires nationaux et internationaux, etc. sont formés depuis hier au processus de montage des dossiers, afin de permettre au Cameroun de faire inscrire de nouveaux trésors culturels au patrimoine de l’Unesco. Ainsi, un atelier de trois jours sur la liste indicative des biens culturels et naturels du Cameroun a été ouvert hier à Yaoundé par le ministre des Arts et de la Culture, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi. C’était en présence du Dr Christian Ndombi, chef du secteur culture au Bureau régional multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique centrale.

A en croire le Pr. Christophe Mbida, directeur du patrimoine culturel, la liste indicative consiste à sélectionner un certain nombre de biens qu’un pays veut bien proposer sur la liste du patrimoine mondial. « Il s’agit de tous les biens qu’on a pu recenser sur tout l’ensemble du territoire. Le Cameroun affirme que certains portent une valeur universelle exceptionnelle », a-t-il confié. Cela dit, cet atelier intervient onze ans après le séminaire de validation de la liste indicative des biens culturels tenu en 2006.

Douze sites avaient alors retenu l’attention des participants. Insuffisant, à en croire le Pr. Narcisse Mouelle Kombi. « Le présent atelier doit donc pouvoir élaborer sur la base d’une méthodologie internationale, une liste indicative qui intègre le maximum de biens que nous avons identifiés dans le cadre de l’inventaire général du patrimoine.

Afin de l’inscrire sur la liste des biens présentant un intérêt pour l’humanité », a-t-il expliqué. Des sites comme ceux de Bimbia, la route des chefferies de l’Ouest ou encore les murailles de Gotogoufé ou les cases Mousgoum à l’Extrême-Nord comptent faire partie de cette liste indicative.

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