Cinéma: grand écran pour le court-métrage

La 13e édition du festival destiné à cette tranche du 7e art se déroule jusqu’au 4 novembre.

 

Deux courts-métrages, pour donner le ton d’une semaine-découverte. Depuis le 28 octobre dernier, la 13e édition des Rencontres internationales du film court de Yaoundé (RIFIC) est lancée. Samedi dernier à l’Institut Goethe, le film d’animation « Les contes de Tara » de Hassan Yola (Sénégal) et Cyrille Masso (Cameroun), mais aussi « Private Investigation » de Jean Roke Patoudem (Cameroun) ont conduit les cinéphiles dans le couloir du court-métrage. Projet réalisé entre Yaoundé et Dakar, le film d’animation « Les contes de Tara » est à l’image des réalisations que les RIFIC veulent partager avec des passionnés friands de genres inédits dans le 7e art camerounais. Cyrille Masso, le scénariste de ce conte animé retraçant les origines de l’alphabet et de l’abécédaire dans un village quelque part en Afrique il y a fort fort longtemps (on est dans la fiction évidemment), reconnaît que l’animation est à ses premiers pas au Cameroun. Il reste positif sur son avenir, et se penche pour un début sur l’animation en 3D. On devrait d’ailleurs retrouver le cinéma d’animation de manière régulière, grâce au festival du cinéma africain d’animation de l’association camerounaise « Tous’anime ».
Le festival du film court, depuis sa première édition en 2003, défend le cinéma qui veut exister à tout prix. « Ces films sont réalisés parfois grâce à des économies personnelles, à des services de la coopération culturelle, à des projets de subvention pour jeunes talents, entre autres. Cependant, les financements et les soutiens sont insuffisants », a déclaré Frank Olivier Ndema, délégué général des RIFIC. Avec pour thème : « Promotion et diffusion du film court », cette édition 2017 va s’interroger sur le rôle du court-métrage dans l’univers cinématographique camerounais, entre projections, compétitions et ateliers.
Concernant ce dernier volet, des cinéastes suivent une formation sur la prise de son menée par Hervé Guemete, chef opérateur son, qui a travaillé sur plusieurs productions comme « Le Blanc d’Eyenga ». C’est à l’Institut Goethe que sont projetés les films au programme, entre 17h et 19h. La journée de mercredi a donné lieu à une conférence en rapport avec le thème de la 13e édition, dès 15h. Des séances intitulées « Le Court au Quartier » rapprocheront le cinéma du public. A la clôture ce samedi 4 novembre à la salle Sita Bella, le jury présidé par Jacobin Yarro récompensera les meilleurs courts-métrages au cours d’une  cérémonie de remise de prix.

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