Festival Yarha: une 4e édition prometteuse

 L’ouverture le 11 novembre dernier à Yaoundé a annoncé les couleurs de cette aventure 2017.

 

24 premiers films à découvrir du 11 au 18 novembre. C’est la promesse de la quatrième édition du festival Yarha, qui cette année, en plus de l’Institut français du Cameroun à Yaoundé (IFC), réserve des activités pour les Centres culturels camerounais et espagnol. La cérémonie d’ouverture organisée samedi dernier à l’IFC, a réuni autour de Sylvie Nwet, présidente du festival, de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey, représentant le Minac. Comment oublier la présence de Cheick Oumar Sissoko, homme politique et cinéaste malien, secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI).
Il est venu au Cameroun dans la peau de l’invité spécial de cette quatrième édition des Yarha. Au cours de la soirée inaugurale du festival 2017, Mouhtar Ousmane Mey a rendu hommage au cinéma camerounais, qui malgré de nombreuses difficultés, continue d’exister. Notamment à travers ses festivals. Les Yarha s’inscrivent dans cette lignée prometteuse. Prenant la parole, Cheick Oumar Sissoko a appelé de tous ses vœux la floraison de salles de cinéma dans les pays africains, afin que « les réalisateurs africains puissent montrer leurs films à leur public ». Autre grand moment de la cérémonie d’ouverture, la projection de « Cessez-le-feu » (avec Romain Duris dans le rôle principal) s’est tenue en présence du réalisateur français Emmanuel Courcol. C’est avec ce long métrage sur les séquelles physiques et morales de la Première guerre mondiale, que s’est ouvert le festival.  
Cette année, les Yarha continuent d’emprunter l’angle de l’apprentissage, avec une Master Class autour des classiques du cinéma, un atelier de production et un autre sur le jeu d’acteur. Question de tracer la route aux jeunes réalisateurs pour qu’ils puissent calquer les bonnes méthodes de tournage à suivre. Une exposition sur l’histoire du cinéma et de réalisateurs célèbres est à vivre également dans le hall de l’Institut français. Jusqu’au 18 novembre, date de clôture, 24 premiers longs métrages inédits au Cameroun sont à regarder. Des déclinaisons pour intéresser d’autres catégories ont également été prévues. Les enfants sont au centre des « Petits-déjeuners ciné-enfants » tous les matins, et la journée « Ciné-femmes ».

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