Investissement dans le logement: les privés interpellés

L’appel lancé par le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain au cours d’un point de presse vendredi dernier, vise à combler le déficit.

C’est une chambre en terre battue que loue Martial B. au quartier Rue-Manguiers à Yaoundé. Tout à côté, c’est une succession de maisons délabrées. C’est à peine qu’on peut croire que le jeune homme vit dans la capitale. « Lorsqu’il est venu suivre sa formation en mécanique automobile, je lui ai demandé de trouver une chambre. J’ai décidé de lui rendre visite et là je suis déçue de savoir que de telles maisons existent dans une grande ville », explique la mère du jeune garçon, âgé d’à peine 25 ans. C’est qu’à Yaoundé, de nombreuses personnes ne sont pas logées dignement. « C’est étonnant de savoir que des gens vivent encore dans certaines conditions en ville. Même dans nos villages, on ne retrouve pas ce type de logement. Tout ceci parce que certains ne disposent pas de moyens financiers pour se loger décemment », relève Jean Mirabeau Tchassem, résidant dans un bidonville. 
La situation est inquiétante au regard de la démographie galopante dans nos grandes métropoles. La preuve, selon le ministre de l’Habitat et du Développement urbain, le Cameroun fait face à un déficit d’un million de logements depuis cinq ans tandis que sur le plan mondial, il s’élève à sept milliards. Pourtant, disposer d’un logement fait partie des droits fondamentaux de tout Homme.
A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’habitat sur le thème : « Le logement d’abord », le ministre Jean Claude Mbwentchou a tenu à dresser un état des lieux en la matière au Cameroun. Assisté de son homologue de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, il a relevé que le manque d’implication des industriels dans la construction de logements fait problème. Pourtant, le Minhdu dispose d’un budget relatif à l’appui à la promotion de l’immobilier privé. Ceci pour faciliter l’accès de ces entreprises aux voiries et réseaux divers. « Le secteur du logement n’est pas rentable selon les opérateurs économiques. Pourtant l’Etat seul ne peut pas s’en sortir. Il faut que les grands industriels s’y investissent aussi parce que le logement est le socle du développement », a expliqué Jean Claude Mbwentchou.
Selon le Minhdu, ce sont 1675 logements qui sont disponibles à Olembé et 1500 logements chinois prêts pour la première phase sur le même site. La seconde phase est en cours. A cela s’ajoute le partenariat avec le Fonds  spécial d’équipement et d’intervention inter-communale (Feicom) et le Crédit foncier du Cameroun avec une ligne de 10 milliards mis à la disposition des communes pour la construction de cités municipales. A ce sujet, le Minhdu a aussi déploré le faible engouement des collectivités locales.
 

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