Forum des conjoints: l’économie verte au centre des travaux

Les épouses des chefs d’Etat ont débattu de la place de la femme et de son intérêt dans ce nouvel ordre.

Les assises entre premières dames se suivent, mais ne se ressemblent pas. Tant par les convives qui y prennent part, que par les sujets qui y sont traités.

Celles d’hier à Abidjan, en marge du 5e Sommet Union africaine – Union européenne, tenues à l’initiative de la première dame ivoirienne, Dominique Ouattara, ont réuni sept de ses homologues au rang desquelles, Mme Chantal Biya, épouse du président de la République du Cameroun.

En plus de l’épouse du président de la Commission de l’Union européenne, de celle du Premier ministre du Swaziland et de Claudia Sassou, fille du chef de l’Etat congolais. Au menu de ce « Forum des conjoints » : la présentation du « Fonds vert R20 pour les femmes ». Et aussi, débat et échange d’expériences des premières dames sur le thème :

« Quelle est la place des femmes dans l’économie verte ? » Un sujet plus que jamais d’actualité, tellement il est lié à l’équilibre de la planète, pour notre terre nourricière en général et la survie de l’humanité particulièrement.

Michèle Sabban, présidente du Fonds vert R20, a expliqué qu’il s’agit d’une chaîne de valeurs qui vise l’autonomisation de la femme, lui permettant de se créer ou de se trouver une activité génératrice de revenus, tout en prenant en compte son environnement. Il est établi que les femmes sont les plus affectées par les dérèglements climatiques.

Elles sont cependant aussi les plus aptes à s’adapter, à assurer la résilience, pour atténuer l’impact du réchauffement climatique. Ainsi, les solutions qui peuvent servir le monde sont inventées, pour la plupart par les femmes, selon Safia Otokore, responsable d’un programme spécifique de l’Agence française de développement (AFD). Il est donc question de promouvoir lesdites solutions à l’échelle planétaire.

« Aujourd’hui, que ce soit en Europe ou en Afrique, les femmes interviennent dans tous les secteurs d’activités clés. Nous devons donc porter une attention particulière sur le potentiel de la femme, dans la mise en œuvre de ce modèle économique.

Dans cette optique, trois facteurs majeurs sont indispensables pour l’implication des femmes dans l’économie verte, à savoir : le renforcement des capacités, le transfert des technologies et le financement des projets », a déclaré Mme Dominique Ouattara.

Des propositions qui ont rencontré l’assentiment de Mme Chantal Biya dont l’engagement sur ce terrain-là n’est plus à démontrer. En effet, la première dame camerounaise s’y déploie déjà au travers de son association caritative le Cercle des Amis du Cameroun, créé en 1995.

Grâce à cette institution, des milliers de femmes issues de différents regroupements et coopératives ont bénéficié de formations ou de renforcement des capacités dans plusieurs domaines du développement économique et social.

De même que sur les problématiques environnementales. Grâce au transfert des technologies, le Cerac a offert la possibilité aux femmes des zones rurales d’utiliser des outils innovants et des solutions durables permettant d’améliorer leur productivité, tout en respectant l’environnement.

Et comment oublier les micro-financements, épine dorsale, qui a donné à nombre de Camerounaises les moyens de mettre en œuvre leurs projets ? Ce sont ces riches expériences qui devront être répliquées un peu partout dans le monde, pour que survive notre planète.

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