Made in Cameroon: l’offensive des liqueurs

Ces  spiritueux sont très  demandés sur le marché, on en trouve de plus en plus dans les grandes surfaces.

On retrouve de plus en plus des liqueurs, vins et autres spiritueux de fabrication locale dans les grandes surfaces des villes du pays. Pas grand chose à envier vraiment, selon certains amateurs, aux apéritifs produits à l’extérieur. Dans les rayons consacrés, on s’y méprend facilement, si l’on n’a pas pris le temps de bien lire l’étiquette renseignant sur l’origine du produit. « Et surtout la vignette portant un trait rouge », explique Fateh Giusnani, responsable d’un supermarché de Yaoundé.

Sur ces étalages, on trouve par exemple du vin rouge, du blanc ainsi que du rosé. Les prix  varient entre 1800 F et 6000 F. Il y a également des liqueurs, notamment du whisky, du gin et même du cognac avec des montants oscillants entre 4000 F et 7000 F. Olinga Jean, la cinquantaine, rencontré dans un de ces supermarchés, vient de s’offrir  trois cartons de vin rouge et de liqueurs.

Selon lui, il est important de consommer les produits du terroir pour encourager les producteurs. « J’aime surtout le vin rouge, il est bien fait », confie-t-il. Même son de cloche chez Fateh Giusnani. Il indique que les clients apprécient de plus en plus ces liqueurs et c’est cela qui les encourage à faire des commandes supplémentaires.

« Nous sommes en train de préparer un achat de 25 cartons de vins. On a proposé les liqueurs camerounaises aux clients, ils ont goûté,  aimé et ils en redemandent », se réjouit-il. Dans un autre magasin de la ville, ce sont presque les mêmes raisons qui poussent les responsables à commercialiser les liqueurs made in Cameroon.

« Il y a d’abord le prix qui attire, ensuite l’origine du produit. Et lorsque le client est satisfait du goût de la liqueur il revient toujours », fait savoir le responsable du rayon spiritueux de ce grand supermarché. Les produits sont fabriqués par les mêmes producteurs, notamment Vinero, Sofavinc et  Diageo.

Le seul embarras, d’après notre source, se situe au niveau des noms européens donnés à ces boissons. « Ce sont des noms empruntés Les clients auraient préféré des noms typiquement africains voire camerounais », regrette-t-il.

Ailleurs, d’autres producteurs basés au Cameroun ont décidé d’innover autrement. Ils importent plutôt des raisins qu’ils mélangent avec des ingrédients produits sur place avant de conditionner. Contrairement aux liqueurs du terroir,  les produits de cette catégorie, bien qu’appréciés par beaucoup, coûtent un peu plus chers. Les montants oscillent  entre 5000 F et 16 000 F. 

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