Lady Ponce, puissance 6

La pochette de ce sixième projet musical donne un avant-goût de son contenu. La chanteuse Lady Ponce se dévoilant dans un décor et un style purement végétal. Un retour à l’authenticité, à l’essence des sonorités de la forêt que l’on retrouve dans « Patrimoine ». Un nom de baptême qui se traduit majoritairement dans les harmonies des 12 pistes de l’œuvre.

Des sonorités très colorées du pays Ekang-Fang-Beti impulsées par du nkul (tam-tam), des acclamations, des castagnettes, des mendzang (balafons), ou encore ces effluves de percussions de makounè et d’assiko à la bouteille. Des résonnances au cœur de l’essence du bikutsi revisitées par les traditionnels arrangements de Bertrand Eba, mais aussi de Nnaa André Manga et Françis Mbe.

Ouvrant l’album, le titre «Ella» sous fond de mvet ekang est à nous rappeler cet art du live qui lui est si caractéristique ainsi que ce côté bête de scène de la «ponceuse-en-chef». Elle qui est restée fidèle à sa rhétorique sensuelle et érotiquement subtile. Dans « Mon médecin », la «lady» dévoile son bonheur de femme comblée d’avoir trouvé son prince charmant après avoir embrassé plusieurs «crapauds».

Dans les lyrics, il est globalement question d’amour dans ses vicissitudes, mais aussi de la complainte existentielle et des relations interhumaines. Néanmoins, sur les pistes à vocation festives, on regrette l’effet redondant engendré par les répétitions de portions de phrases. Ceci au même titre que certains phrasés musicaux qui déteignent sur le rendu positif global avec cet un air de déjà entendu. 
 

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