Comment atténuer leurs douleurs des Malades en phase terminale

La deuxième conférence camerounaise sur les soins palliatifs tenue mardi à Yaoundé. 

Mourir sans douleur. C’est face à cette préoccupation que les experts médico-sanitaires ont mené leur réflexion lors de la deuxième conférence camerounaise des soins palliatifs et accompagnement avec pour thème : « Vivre ou mourir avec la moindre douleur est une violation des droits humains ». L’événement organisé par l’Association Santo-Domingo SEG-Cameroun s’est tenu mardi au palais des Congrès de Yaoundé. Son objectif : dénoncer la situation d’abandon dans laquelle la plupart des malades en phase terminale se trouvent actuellement. D’après Fulbert Kenfack Jiofack, président de l’Association Santo-Domingo SEG-Cameroun, « notre société n’est pas encore prête à supporter un malade lorsqu’il est convaincu de sa mort prochaine. La famille et même certains personnels soignants l’abandonnent totalement, lorsqu’il est dans cet état critique. D’où l’urgence de ramener dans notre société les soins palliatifs qui interpellent notamment le staff médical et la famille », explique-t-il. Les soins palliatifs visent à accompagner les malades en phase terminale tout en soulageant leur douleur à l’instar de ceux souffrant du VIH/Sida, de l’insuffisance cardiaque ou du cancer.
Selon le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, qui présidait la rencontre, environ 14 000 nouveaux cas de cancer sont enregistrés chaque année au Cameroun. Malheureusement, plus de 70% de patients se présentent dans les centres de traitement quand la maladie est à un stade très avancé. « A cette étape, seuls les soins palliatifs permettent de  soulager leurs douleurs et autres symptômes, la plupart d’entre eux décèdent dans les 12 mois qui suivent le diagnostic », confie-t-il. C’est la raison pour laquelle, ce traitement doit commencer juste après le diagnostic de la maladie. Au Cameroun, quelques centres des soins palliatifs ont vu le jour au fil des ans, mais il reste encore beaucoup à faire. D’où la nécessité de vulgariser et améliorer la culture de ces soins auprès des professionnels de santé, les organisations socio-médicales du Cameroun et les familles. Ceci parce que mourir avec la douleur est ce qu’il y a de plus pitoyable pour un malade.
Pour sonner cette cloche de réveil, plusieurs thèmes ont été abordés : « Vivre ou mourir sans douleur : un droit humain fondamental », « Mourir dignement : Don, entretien, accompagnement, protection et promotion de la vie en Afrique contemporaine », « Soins palliatifs et euthanasie : Regard de la loi camerounaise »... Un appel à la prise de conscience, en somme. 
 

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