Ekambi Brillant: « Le phœnix » renaît de ses cendres

L’artiste-musicien vient de commettre un album de deux de ses titres reprises en espagnol et en anglais pour conquérir le monde.

Bon chic bon genre. Ekambi Brillant est resté égal à lui-même malgré ses 68 ans bien sonnés. Comme tout bon « Sawa », il s’est bien conservé. Et ses chansons ne laissent personne indifférent. En guise d’illustration, un producteur américain séduit par sa voix et ses chansons sur Youtube a réussi à lui mettre la main dessus. Ceci grâce  au grand bassiste camerounais, Francis Mbappe vivant à New York. Ainsi, Elongui et Mussoloki sont désormais chantés respectivement en espagnol et en anglais tout en gardant la mélodie par « Mot’a muenya », l’homme célèbre et distingué en Douala. 
De son vrai nom Ekambi Ekambi Louis Brillant, le chanteur est né le 18 juin 1948 à Douala. Originaire de Dibombari, un village tout proche de Douala. Très jeune, il passe son enfance avec ses grands parents maternels à Djébalè (banlieue de Douala). Et c'est de là que naît sa passion pour la musique à l'écoute des piroguiers chantant au retour de leurs sorties de mer. En 1962, il est admis au concours d’entrée en 6e au Lycée général-Leclerc de Yaoundé. Ceci  contre toute attente parce que son père le voyait difficilement réussir dans les études. Dans cet établissement scolaire, c’est auprès de Zane Daniel, professeur de musique d’origine française, qu’il y apprend la musique et particulièrement à jouer de la guitare. 
En 1971, à l’âge de 23 ans, il arrête ses études, en classe de seconde et rejoint la ville de Douala où il intègre l’orchestre « Les Crack’s » comme guitariste. Un groupe qui se produit dans la boîte de nuit « Le Domino. » Il se présente ensuite au concours de musique lancé par l’Office de radiodiffusion télévision française (ORTF) et avec d’autres candidats tels que Manu Dibango, Francis Bebey. Il en devient le lauréat. C’est grâce à ce prix qu’il sort son premier disque 45 tours intitulé « Jonguèlè la Ndolo » qui enregistra 20 000 ventes. En 1975, il rompt son contrat avec Phonogram et se lie à Slim Pezin avec qui il sort l’album « Africa Oumba » avec comme titre phare « Elongui » qui, par la suite, a été repris par plusieurs autres artistes tant africains qu’européens. Cet album enregistra un record d’environ 4 millions de vente (Disque de diamant). Suivront des collaborations avec Slim Pezin comme producteur pour les titres Soul Castel, Musunguédi. Officier de l’ordre national de la valeur depuis 2009, cette distinction confirma sa notoriété.
 

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