Crises et conflits en Afrique: la culture citoyenne camerounaise

La 5e session de l’Ecole citoyenne et politique de Yaoundé qui s’est ouverte lundi sous la présidence du ministre délégué Joseph Dion Nguté, se penche sur le sujet.

La citoyenneté s’exprime et se manifeste. Elle confère au citoyen, ses obligations, droits et responsabilités dans la société où il évolue. « C’est aussi le fondement de l’articulation entre l’individu et l’institution ». Le Pr Nadine Machikou, directeur scientifique de la 5e session régionale de l’Ecole citoyenne et politique de Yaoundé (ECPY) qui s’est ouverte lundi, a fait de ce concept le fil conducteur de sa leçon inaugurale. Pour l’Agrégée des sciences politiques, dans l’exploration du titre de la leçon sur « Prévention des crises/conflits et responsabilités du citoyen », il faut un supplément d’âme à la citoyenneté pour mieux affronter les crises. Surtout que depuis une vingtaine d’années, l’Afrique connaît ou a connu au moins 20 conflits dont un seul est classique (guerre régulière entre deux Etats). Pour le reste, il s’est agi « d’une prise en charge superficielle des préoccupations du citoyen. En un mot, il se pose une question de citoyenneté », souligne le Pr. Machikou.  
La cérémonie solennelle d’ouverture des assises sur le thème « Citoyenneté et prévention des crises et conflits en Afrique », n’a pas tardé à donner le ton des interventions, à toucher le fond des préoccupations. C’était en présence du conseiller spécial du secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, Jacques Bilodeau, représentant spécial de Michaëlle Jean aux travaux de Yaoundé. « Il faut promouvoir l’expression contre l’extrémisme rampant. Outiller les citoyens à opposer le dialogue et l’échange à la violence », a plaidé le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Philippe Courard. Pour ce dernier, face au spectre de l’horreur et de la terreur, il ne faut pas céder à la peur. Et le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé du Commonwealth, Joseph Dion Nguté d’appuyer, « dans une logique propre à l’africaine, il faut agir pour construire avec ceux et celles qui nous entourent. D’où  la pertinence de ces assises ».
Les participants ont rendu hommage à Alain Dieudonné Goeffrey fonctionnaire du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, lors de la prise d’otages le 20 novembre 2015 à l’hôtel Radisson Blu de Bamako au Mali. Pour beaucoup, il a été un grand artisan du dialogue interculturel et de la paix. Un centre de recherche, dont la pose de la première pierre a eu lieu hier,  sera bâti à Yaoundé, pour honorer sa mémoire. 
 

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