« Waka »: dans mes marches…

Le long métrage de la  réalisatrice camerounaise Françoise Ellong, qui traite de la prostitution, a remporté plusieurs lauriers. 

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Réalisé à Douala et en France en 2014 par une équipe franco-camerounaise, Waka  a déjà fait le tour du monde et a raflé plusieurs prix en festivals à l’instar du  prix du film de la soirée spéciale Canal+ pendant les Journées cinématographiques de la femme africaine au Burkina Faso mais aussi le prix spécial du jury à la 17e édition du Festival du cinéma africain de Khouribga au Maroc.

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« Waka »,  film de 97 mn, a pour thème la prostitution. Il raconte l’histoire de Mathilde, 30 ans, qui  travaille en tant que serveuse dans un bar. Elle voit sa vie basculer le jour où son patron apprend qu’elle est enceinte, une situation inadéquate pour ce travail. D’où son licenciement. Sans emploi, et mise à l’ écart par sa famille, Mathilde décide quand même de garder l’enfant. Après la naissance de son fils Adam, elle commence à se prostituer pour subvenir aux besoins de celui-ci. La jeune femme a désormais une double identité. Dans la journée elle est Mathilde et le soir, elle devient Maryline, une « Waka ». En choisissant de confronter cette femme à l’univers de la prostitution, la réalisatrice Ellong veut  la mettre dans une position jugée dégradante au regard de la société, afin de montrer sa force et son combat. Dans le jargon camerounais une « waka » désigne une prostituée. Ce nom découle du verbe anglais « to walk » qui signifie marcher. Par conséquent, les « Waka » sont celles qui marchent la nuit, à la recherche de clients.

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