Une nouvelle impulsion

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Le lancement de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), hier à Kigali, marque une étape décisive dans la mise en œuvre du Marché commun africain. Ce n’est pas un hasard si la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ayant débouché sur l’effectivité de la ZLEC fait suite à la réunion des ministres du Commerce de l’Union africaine qui s’est tenue les 8 et 9 mars derniers dans la même capitale rwandaise. Les Africains se souviennent que la rencontre ministérielle avait été consacrée à l’approbation des résultats des travaux préparatoires des experts chargés de la finalisation du projet d’accord de la ZLEC.

Toujours est-il  que l’Afrique a tout à gagner par rapport à cette zone commerciale de grande importance, dans un contexte où sa marge de manœuvre dans le commerce mondial demeure marginale. Non seulement le continent Noir ne tire pas suffisamment profit des matières premières qu’il produit généralement, mais aussi il paie au prix élevé les produits manufacturés consacrant ainsi la détérioration des termes de l’échange et handicapant, par la même occasion, sa balance commerciale. La ZLEC a vocation à corriger ces dysfonctionnements.

Encore faut-il ajouter que le niveau des échanges à l’intérieur du continent demeure faible soit 11 %. C’est donc à dessein que le Marché commun africain a été lancé en 2012 lors de la 18e conférence de l’Union africaine (UA), pour rapprocher les marchés d’échanges régionaux qui existaient déjà. A savoir le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la Communauté des Etats sahélo-sahariens.

La finalité de ce vaste marché est de doubler le volume du commerce intra-africain avec un profit annuel de l’ordre de 20 milliards de dollars de francs à l’horizon 2021 tout en consolidant cet espace commercial de 55 Etats membres afin de générer un Produit intérieur brut(PIB ) de 2500 milliards de dollars.

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