Sable, marbre, granite… : les pistes de la valorisation

Un programme y relatif lancé mardi à Yaoundé pour tirer le maximum de revenus dans ces filières sous-estimées.  

Au Cameroun comme dans beaucoup de pays africains, l’exploitation du sable, du marbre, du gravier ou du calcaire est peu valorisée. Car considérés d’après Najat Rochdi, coordonnatrice résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), comme minéraux à faible valeur en raison de leur cours bas sur le marché des matières premières. Pouvant, ceux-ci peuvent constituer des intrants uniques pour le développement économique et partant contribuer à l’amélioration de la vie des populations. Conscient de l’atout majeur que constituent ces ressources minières, le Cameroun a postulé auprès du PNUD qui a mobilisé des ressources auprès du groupe des Etats ACP (Afrique- Caraïbes-Pacifique) et de l’Union européenne (UE) pour accompagner les pays à l’amélioration de la gestion des minéraux de construction dits de faible valeur. Cela se fera à travers le Programme ACP-UE en faveur des minéraux du développement. Le pays a été choisi comme pays-pilote en Afrique centrale, devant bénéficier de cette initiative. 
Le programme a officiellement démarré mardi dernier, en présence du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) Ernest Gbwaboubou, Najat Rochdi et Daniel Evina Abe’e, ambassadeur du Cameroun à Bruxelles. La cérémonie a également donné lieu à un atelier de trois jours durant lesquels acteurs et experts valideront les priorités du secteur. Ils identifieront, par ailleurs, les sites-pilotes du programme et élaboreront une feuille de route. 
 

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