Hémophilie: une semaine pour la sensibilisation

 Une série d’activités organisée depuis hier à Yaoundé  par l’Association des hémophiles du Cameroun dans le but de faire connaître la maladie.

Une mobilité limitée causée dès le bas âge par des saignements répétés dans la cavité articulaire de ses membres inférieurs. Serges Désiré Takou, président de l’Association des hémophiles du Cameroun, la quarantaine sonnée, souffre également d’un affaiblissement musculaire.

Une manifestation de l’hémophilie, un trouble du saignement sanguin. Une maladie qui provoque dans certains cas par des hémorragies fréquentes au niveau des genoux, des coudes, des chevilles et des muscles. Ce qui entraîne une perte de l’amplitude de des articulations. C’est une pathologie classée dans la catégorie des maladies rares.

Seulement une personne sur 10 000 naît hémophile. Le degré de gravité de l’hémophilie est lié à l’importance de la déficience de coagulation du sang d’une personne. Affection invalidante, elle reste encore méconnue du public et même de certains personnels soignants.

Pour sensibiliser les uns et les autres sur la maladie, l’Association des hémophiles du Cameroun a lancé une série d’activités hier à Yaoundé. Ceci, en prélude à  la Journée mondiale qui sera commémorée le 17 avril prochain. Au cours de cette mobilisation, l’accent est mis sur les causeries éducatives, les jeux attractifs via des gadgets médicaux, le councelling sur la maladie, etc.

« Nous voulons sensibiliser toutes les couches sociales dans la perspective de faire connaître, comprendre la maladie et de fournir des astuces pour réagir face à cette affection. Car, l’hémophilie est une pathologie génétique transmise de façon héréditaire à 99,9 au sexe masculin et à 0,01 au sexe féminin due à la diminution d’une protéine de la coagulation généralement présente dans le sang. Nous estimons aujourd’hui à plus de 1 900 voire 2 000 le nombre de patients au Cameroun », a indiqué Serges Désiré Takou.

Pour autant, la plus grave des complications reste le saignement crânien. « Avec tout le dispositif mis en place, on n’arrive qu’à sauver un cas sur 100. Les petites ou grandes chirurgies permettent de gérer des crises grâce aux médicaments appropriés reçus de façon périodique de nos partenaires.

Des traitements permettent aujourd’hui de prévenir et de juguler les hémorragies », explique le président de l’Association des hémophiles du Cameroun. Créée en 2003, cette association a pour but de regrouper les malades à travers le pays, de promouvoir l’assistance et d’œuvrer pour le bien-être des hémophiles. Le clou de la célébration aura lieu mardi prochain au Centre Pasteur de Yaoundé.
 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie