La où le dialogue passe…

En organisant une journée «ville morte» hier à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, le Rassemblement des forces acquises au changement s’est distancé une fois de plus de l’accord politique ayant consacré la fin du dialogue national.
On sait que cette branche radicale de l’opposition s’est liguée contre le dialogue politique et ses conclusions. Lesquelles reportent notamment la présidentielle, initialement prévue le 27 novembre 2016, au mois d’avril 2018. Non seulement, la branche conduite par Etienne Tshisekedi, leader de l’Union pour la démocratie et le progrès, n’a pas pris part aux travaux dudit dialogue, elle a également rejeté la décision de la Cour constitutionnelle approuvant le report des élections. De même, elle estime que  le glissement du calendrier électoral résulte de la volonté de la majorité présidentielle et d’une frange minoritaire de l’opposition de maintenir le président de la République, Joseph Kabila, à la tête de l’Etat en violation de la Constitution qui détermine la fin de son mandat le 19 décembre 2016.
Organisé sous l’égide de l’Union africaine   et placé sous la médiation du facilitateur Edem Kodjo, le dialogue national avait précisément  vocation à concilier les positions des acteurs politiques congolais, ceux de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition afin de mettre sur pied une feuille de route consensuelle régentant  l’après -échéance  du 19 décembre 2016 marquant la fin du deuxième mandat du chef  de l’Etat congolais. Toujours est-il que les résultats de ce dialogue  n’ont rien perdu de leur intérêt. Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui,  souligne fort opportunément qu’il « représente un espoir dans la mesure où il clarifie un certain nombre de points qui nous paraissent vitaux (…) et une certaine visibilité». Loin d’être une camisole de force, l’accord politique signé à l’issue du dialogue national demeure donc perfectible. Ce n’est pas un hasard si un comité de suivi du dialogue national a été créé et que le poste de Premier ministre devrait revenir à l’opposition.            
 

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