Gaston Kelman: rencontre avec un passionné des mots

Le célèbre écrivain était au Cameroun à l’occasion du Salon du livre de Yaoundé.

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Au Salon international du livre de Yaoundé, il était un invité spécial, mais pas seulement. Gaston Kelman était avant tout là pour présenter l’ouvrage : « Contre la nuit des ombres : les plumes de la colère ».

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Avec Eugène Ebode, il est le co-directeur de publication de cet essai, rassemblant des auteurs originaires d’Algérie, du Cameroun, du Gabon, du Maroc, du Mali, du Sénégal, de Suisse et du Tchad.

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Et quelle problématique réunit toutes ces plumes vivant en Afrique, en Europe ou au Canada ? Ce vent de terrorisme ambiant dans plusieurs zones du continent, poussant le monde à pointer du doigt la religion déguisée en une organisation criminelle.

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Poésie, nouvelle, analyse historique et reportage sont les différents styles abordés sous la coordination de Gaston Kelman et Eugène Ebode. Et la protection de son identité et de l’unité de son territoire en filigrane de cette oeuvre de 150 pages, correspond à la plume de Kelman. Celui qui n’a pas peur d’aborder des questions autour de la race, des conditions du Noir en société blanche, des préjugés du Noir envers le Noir, du Blanc envers le Noir.

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Les titres de ses ouvrages, l’essayiste les veut explicites : « Je suis Noir et je n’aime pas le manioc » (2003), « Audelà du Noir et du Blanc » (2005), « Les Blancs m’ont refilé un dieu moribond » (2007), « La France, pays de race blanche… vraiment ? » (2016), entre autres.

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Une position assumée pour l’écrivain né au Cameroun mais vivant en France, fier de se présenter comme un fidèle disciple de Frantz Fanon, qui en 1952 publiait « Peau noire, masques blancs », allure de prémices à l’oeuvre de Gaston Kelman.

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« Frantz Fanon c’est mon maître », reconnaît Kelman. Sur ses pensées, ses aspirations, ses voyages à travers les mots, Gaston Kelman s’est confié à CT, au cours d’un entretien riche et intense.

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