Crise libyenne: retrouvailles à Paris

 Les différents acteurs de ce conflit ont rendez-vous ce mardi dans la capitale française pour créer des conditions de sortie de l’interminable guerre qui déchire le pays.

Sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU) et à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, Paris abrite ce mardi une conférence internationale sur la crise en Libye.

En dehors du Premier ministre libyen, Fayez al-Sarraj, du maréchal Khalifa Haftar, d’Aguila Salah Issa, président de la Chambre des représentants et  de Khaled Al-Mishri, président du conseil d’État, qui sont les principaux acteurs à cette crise, de nombreuses autres personnalités sont annoncées.

Notamment Ghassan Salamé, chef de la Mission onusienne en Libye et Denis Sassou Nguesso, président du Congo et président du Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la crise libyenne. L’Elysée a confirmé dans un communiqué la présence effective de ces différents acteurs à cette rencontre qui devrait aboutir à la signature d’un accord fixant le cadre d’un processus politique.

Les représentants de dix-neuf pays impliqués dans ce conflit dont les Etats-Unis, la Chine, la Russie et la Turquie sont également annoncés.

Dans son contenu, le texte à signer prévoit l’organisation d’élections législatives et présidentielle d’ici fin 2018, si possible, et l’évolution des institutions.  L’objectif visé par cet accord de sortie de crise étant de mettre en place une Banque centrale et un seul Parlement.

Mais rien n’est acquis d’avance au regard des divergences de vues qui prévalent entre différents acteurs. De son côté, l’Union africaine pose comme préalables à la tenue de toute élection, l’organisation d’une conférence de réconciliation, suivie d’un référendum sur un projet de Constitution. Condition sine qua non à tout scrutin apaisé.

Ce qui pourrait repousser ces différentes échéances en 2019. Les acteurs internationaux, par contre, à l’instar de la France, souhaitent que ces élections se tiennent le plus tôt possible.

Or, comme le fait remarquer Jean-Claude Gakosso, ministre congolais des Affaires étrangères, «il faut tenir compte de la réalité sur le terrain. Parce que les élections sont sources de tension, il ne faudrait pas qu’elles viennent rajouter de la violence à la violence». Les faits sur le terrain semblent plutôt donner raison à l’UA.

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