Le difficile réapprentissage au Burkina

Décidément, les éléments de l’ancien Régiment de la sécurité présidentielle (RSP) ont la peau dure. Beaucoup les croyaient dans les rangs. Ils ont choisi de s’illustrer négativement en tentant de s’emparer à nouveau du pouvoir au Burkina Faso.
Survenant quelques mois après la tentative du coup d’Etat contre le régime de transition ayant  failli compromettre le retour à la démocratie, le putsch manqué contre le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, est grave pour ne pas être condamné. Il suffit de rappeler que M. Kaboré est le président élu du Burkina Faso après le régime de Blaise Compaoré qui a duré 27 ans et qui a été renversé par une insurrection populaire. Encore faut-il noter que ce régime avait notamment été précédé par ceux de Saye Zerbo et de Jean Baptiste Ouedrago. A telle enseigne que depuis son indépendance, le Burkina Faso a généralement été dirigé par des militaires, souvent renversés par des coups d’Etat. On sait que le général Gilbert Diendéré, le principal cerveau du coup d’Etat contre le régime de transition, avait été incarcéré à la suite de l’ouverture d’une procédure judiciaire.  Non seulement Gilbert Diendéré était le commandant de la RSP, naguère pourvue d’importants moyens, il était également l’un des piliers du régime de Blaise Compaoré. 
On sait également que l’état-major général des armées avait entrepris de désarmer les anciens éléments de la RSP pour les mettre hors d’état nuire. Ces mesures n’ont certainement pas été dissuasives puisque des éléments nuisibles de la RSP courent toujours. Parmi eux, figure l’adjudant chef Gaston Coulibaly, le cerveau de la nouvelle tentative du coup d’Etat.
Il est clair que dorlotés par l’ancien régime, de nombreux éléments de la RSP éprouvent beaucoup de difficultés à s’adapter au nouveau paysage démocratique inauguré avec l’avènement de Roch Marc Christian Kaboré à la tête du « pays des hommes intègres.»  La nouvelle alternative pour eux consiste pourtant à réapprendre à vivre en démocratie pour servir le Burkina-Faso avec honneur et fidélité partout  où besoin est. Au lieu de chercher à tout prix à reprendre le pouvoir par les armes.   
 

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