Ramadan: grande mobilisation pour « la nuit du destin »

 Les fidèles musulmans sont nombreux à multiplier les actes d’adoration pendant les dernières nuits de ce  mois particulier.

Hommes, femmes, jeunes et vieillards courent après  « la nuit du destin ». Issus de différentes catégories sociales, ces fidèles musulmans passent leur temps dans les mosquées ces dix dernières nuits du mois de Ramadan.

Il est dit dans le Coran, la « nuit du destin » nommée « laylatoul Qadr » en arabe, est porteuse de nombreuses vertus. Elle relève  de nuits impaires des derniers moments du jeûne.

« Celui qui donne par exemple, 5F en charité chaque nuit, si cela coïncide avec Laylatoul Qadr, c’est comme s’il avait donné de la charité chaque nuit pendant 84 ans », assure l’Imam Cheikh Maher.
Les invocations étant acceptées par Allah cette nuit, les fidèles accourent donc vers sa Miséricorde.

« C’est une occasion pour nous fidèles, de non seulement nous purifier, mais surtout de chercher la miséricorde d’Allah. Parce que la nuit du destin telle que expliquée par notre prophète, est capable de changer le destin d’un individu par un simple petit acte d’adoration », martèle Mouhammadou Oumarou. La communauté musulmane se mobilise donc pour obtenir cette grâce divine immense.

À la mosquée de Tsinga à Yaoundé, de 1h du matin à 2h30, les fidèles suivent derrière l’Imam une longue série de prières meublées à la fin par des invocations diverses.

Pour cette année particulièrement, les invocations pour la paix et la stabilité dans les zones de conflits constituent un élément essentiel à ce rendez-vous.

L’enjeu est de taille pour bien des fidèles qui multiplient les chances de voir leurs préoccupations personnelles trouver des solutions.

Toutes ces dernières nuits, les mosquées sont donc bondées. Les parkings pleins. Les gens  viennent de tous les coins de la ville. L’ambiance  est euphonique tant dans la mosquée qu’aux alentours. Pas de place pour les retardataires. Surtout si l’on veut prier dans la mosquée, il faut venir tôt.

« L’occasion est rare, je viens à 20h pour rentrer autour de 3h », explique Bilikissou Abba une fidèle.
 

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