« Il y a des candidats trop jeunes »

Mme Ntede, directeur des examens et concours, ministère de l’Education de base.

On remarque un nombre de plus en plus croissant de candidats spéciaux au CEP et au FLSC. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

Tous les élèves ayant régulièrement fréquenté la classe du CM2 ou celle de Class Six d’une école sont admis à présenter leur examen quel que soit leur âge. Les dispositions finales de la circulaire qui régit les examens et concours chaque année, disent « qu’il ne sera pas exigé d’autorisation de dispense d’âge aux candidats réguliers âgés de moins de dix (10) ans à la date de l’examen ou du concours ». Il y a aussi parmi les candidats spéciaux, trop jeunes, les plus vieux : les 30 ans et plus. Ces candidats présentent l’examen par simple fierté, ils sont à la recherche d’une satisfaction morale. Le candidat qui n’est pas allé à l’école dans son enfance préfère obtenir son examen et ce n’est pas l’Etat qui l’en empêchera. C’est pour cela qu’il existe trois types de candidats au CEP et au FSLC : les candidats réguliers, les candidats libres scolarisés et les candidats libres non-scolarisés.

Il y a surtout ces candidats qui viennent du CMI…

Je précise que les listes des candidats aux examens et concours qui nous parviennent n’ont jamais indiqué qu’il y a des candidats des CM1 ou Class Five ni au CEP ni au FSLC. L’on ne saurait réduire notre système scolaire à cinq (5) ans. Nous exhortons les parents à laisser les enfants faire le parcours normal prévu par le législateur.

Vous ne pouvez pas occulter ces candidats du CMI qui existent bel et bien. A quel niveau se trouve la faille au moment de l’enregistrement des dossiers ?

Les collaborateurs du terrain ont l’obligation de respecter la réglementation en vigueur. Les cas de jurisprudences sont minutieusement étudiés et les plus flagrants sont proposés à la hiérarchie pour la prise de sanctions appropriées. Les conséquences de sauter les classes sont nombreuses. Les parents, assistés des pédagogues, des psychologues ou des conseillers d’orientation devraient s’assurer que les enfants sont assez matures pour faire face à l’examen. Car il devrait avoir une adéquation entre l’âge scolaire, l’âge physique et l’âge mental. Au niveau social, il y a risque de déperdition scolaire. L’enfant est inadapté social, sa situation l’oblige à être seulement avec ses aînés qui ont des préoccupations qui ne sont pas les siennes. Au niveau individuel, l’enfant arrive à des blocages... Chaque âge scolaire correspond à un niveau de jeu. C’est pourquoi nous voyons certains enfants de terminale (âgés de 13-14 ans, ndlr) jouer comme des enfants du CM2.

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