Prise en charge des maladies oculaires: la ruée vers Oback

 Les patients viennent d’horizons divers pour soulager leurs pathologies visuelles dans un hôpital de classe mondiale construit dans cette localité du département de la Lékié, région du Centre.

Jadis simple bourgade perdue dans l’arrondissement d’Okola, département de la Lékié, région du Centre, Oback est sortie de l’ombre pour figurer au rang des villages les plus fréquentés.

Ce véritable lieu de convergence draine au quotidien une population sans cesse croissante en quête d’une meilleure santé oculaire. 

Une visite effectuée le lundi 4 juin dernier sur le site par l’équipe de CT a permis de constater que les patients viennent non seulement des diverses régions du Cameroun, mais aussi d’autres pays africains. Logé dans un imposant édifice flambant neuf, l’hôpital de référence Magrabi Ico Cameroon Eye Institute (MICEI) ne désemplit pas.

Il faut se lever de bonne heure pour se faire enregistrer et prendre place dans la salle d’attente. La grande affluence observée dans les différentes salles  impose un concours de patience. De nombreux malades, tous âges confondus qui viennent ici, souffrent en majorité de la cataracte, du glaucome, des complications oculaires liées au diabète, des vices de réfraction et de conjonctivites allergiques entres autres.

De source médicale, ils sont plus de 500 patients référés au quotidien et sur lesquels seuls 350 sont reçus.

Pas besoin de râler ou de vouloir amadouer le personnel en service pour être vite reçu. Car, l’organisation mise en place par les promoteurs et le personnel médical facilite l’accueil par ordre d’arrivée.

«Au regard du flux important des malades que nous accueillons, nous avons pensé qu’il était nécessaire de limiter le nombre de patients à recevoir.

Afin de ne pas perturber la qualité du travail», confie le Pr. Daniel Atya’alé, directeur général  dudit hôpital.

On mise sur la qualité de service

Malgré la différence des coûts pratiqués ici, les patients sont unanimes que la qualité du service est la principale raison qui les fait courir. L’œil droit recouvert d’un bandage et celui de gauche ouvert, un patient sort fraîchement du bloc opératoire, visiblement satisfait.

« C’est un miracle. J’ai souffert pendant longtemps de la cataracte qui me rendait complètement aveugle. Je viens de recouvrer la vue après une intervention chirurgicale. Je suis vraiment reconnaissant parce que le service rendu est excellent », se réjouit-il.

Pour chaque consultation, il faut débourser une somme de 5000 F pour les malades démunis, tandis que les consultations rapides et celles sur rendez-vous coûtent 25 000 F et 30 000 F pour les hautes personnalités (VIP).

Les coûts de chirurgie de la cataracte pour enfants et adultes oscillent entre 80 000 et 375 000 F. Pour la rétine, il faut débourser entre 18 750 et 625 000 F. Quant à la chirurgie pédiatrique et oculo-plastique, les coûts oscillent entre 75 000 et 118 750 F. La chirurgie du glaucome, elle, varie entre 62 500 et 800 000 F.

Dans cette formation hospitalière, la prise en charge du patient commence par des consultations générales, notamment le triage des malades, suivi des cas simples avant de conclure par les services spécialisés (cataracte, glaucome, cornée, pédiatrie et oculo-plastie, rétine).

Un espace ludique a été aménagé au service de pédiatrie ophtalmologique. Celui-ci permet aux tout-petits de se détendre en attendant leur consultation.

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