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En se rendant en Egypte cette semaine, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed a consolidé les relations bilatérales et harmonisé les positions de l’Ethiopie, de l’Egypte et du Soudan qui sont concernés par la construction du barrage de la renaissance.

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Avec une production évaluée à 6000 mégawatts, la construction du plan grand barrage hydro-électrique d’Afrique a beau constituer une fierté pour le continent noir, elle suscite néanmoins des inquiétudes.

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L’Egypte craint que la construction du gigantesque barrage sur le Nil bleu en Ethiopie n’entraîne une réduction du débit du fleuve dont le pays des pharaons dépend à 90 % pour son approvisionnement en eau.

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L’inquiétude égyptienne est d’autant plus fondée que le Nil bleu prend sa source en Ethiopie et rejoint le Nil blanc au Soudan pour former le Nil, le plus grand fleuve d’Afrique, qui  arrose le Soudan et l’Egypte puis se jette dans la Mer méditerranée. Le Soudan redoute aussi la construction du barrage de la renaissance par rapport à son approvisionnement en eau.

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Ces pesanteurs ont nui au barrage de la renaissance à telle enseigne que sa construction qui a été entamée en 2012 et était censée s’achever en 2017 ne l’a pas été à la date indiquée. Malgré l’investissement de 4 milliards de dollars mobilisé par le gouvernement éthiopien, les travaux de construction du barrage de la renaissance ne sont réalisés qu’à 60 % à cause des vents contraires.

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C’est donc à dessein que le Premier ministre éthiopien s’est rendu au Soudan puis en Egypte pour prôner la concorde. Cette concorde est appelée à se manifester dans le cadre du comité scientifique mis sur pied par les trois pays voisins et  consacré au barrage de la renaissance.

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Composé des experts indépendants issus de ces pays, le comité scientifique examine notamment le fonctionnement du barrage et  la vitesse de remplissage du réservoir.

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Au bout du compte, il s’agit de consolider la coopération entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan en les rendant beaucoup plus proches grâce au barrage de la renaissance et en s’assurant qu’ils bénéficient des retombées du Nil.

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