Les communes en pôles de développement

Un des buts de la décentralisation, rappelé jeudi à Douala par le  ministre Georges  Elanga Obam.

«La décentralisation n’a de sens que si elle se traduit en développement local. » Propos tenus le mercredi 13 juin dernier à Douala par le ministre de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel). Georges Elanga Obam s’apprêtait alors à inaugurer le Cercle municipal de la commune de Douala II, nouvel outil dont il a souligné l’importance pour le développement de la municipalité, et pour l’épanouissement de ses populations.

Le Minddevel a tenu un discours semblable à chacune des étapes de son périple organisé dans le Littoral la semaine dernière : Dizanguè, Edéa II, Dibombari et Douala. Le développement doit pouvoir s’impulser à la base, et les collectivités doivent devenir des entités génératrices de revenus et créatrices d’emplois.

A Edéa II par exemple, le Minddevel a donné quelques pistes pouvant faire des collectivités territoriales décentralisées (Ctd) des pôles de développement : promouvoir des activités de production, qu’il s’agisse de l’agropastoral ou de l’industrie, et tirer le maximum du potentiel touristique.

L’opportunité est d’autant plus belle à saisir que le processus de décentralisation au Cameroun vient d’enregistrer une nouvelle impulsion, avec la création d’un ministère dédié. Il s’agit alors pour toutes les Ctd de tirer profit de « ce nouvel environnement », pour devenir, chacune, un levier local du développement national, « des espaces où se créent la richesse et l’emploi, des espaces où se crée le bien-être des populations », indiquera Georges Elanga Obam.

Jeudi dernier, le Minddevel a rencontré les magistrats municipaux de la région du Littoral dans les locaux de la Communauté urbaine de Douala. Un échange à huis clos, au sortir duquel le ministre a échangé avec des médias.

Il était donc question de repréciser les enjeux de la décentralisation aux élus locaux, tout en écoutant leurs besoins, leurs récriminations éventuelles.

La « satisfaction des besoins de la population à la base » doit rester la priorité. Pour avoir de l’eau dans tel coin de Yingui, une bonne route à Ndobian ou encore de l’électricité stable à Njombe, pas besoin de recourir systématiquement à Yaoundé.

La question des financements à mettre à la disposition des communes a également été abordée. « J’ai rencontré des gens qui savent ce qu’on attend d’eux », a indiqué le Minddevel. Plus tôt dans la journée, c’est avec les préfets du Littoral que le ministre a échangé, dans les services du gouverneur.

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