Doctoriales 2018: Yaoundé II évalue ses candidats

 Les étudiants de la faculté des Sciences économiques et de gestion passent devant des jurys depuis hier.

Les doctoriales ? C’est un concept nouveau initié par le recteur de l’Université de Yaoundé II pour ramener les travaux de recherche en cycle doctoral (cycle D) dans l’orthodoxie édictée par le système LMD.

« Une fois inscrit en thèse, on disparaissait et on pouvait revenir 10 ans plus tard pour soutenir, ceci en marge des textes qui voudraient que chaque année soit sanctionnée par l’évaluation de passage d’un niveau à l’autre, pendant trois ans », explique Adolphe Minkoa She.

Les doctoriales vont donc rétablir les normes et la discipline. Elles vont surtout permettre d’éviter les plagiats qui s’étaient instaurés. « Sur 20 thèses récemment soumises à un contrôle, seules trois avaient été autorisées à être soutenues », renchérit le recteur qui est dans une perspective de hisser son institution parmi les 100 premières universités d’Afrique.

La première édition des doctoriales qui s’est ouverte hier au campus de l’Institut des Relations internationales du Cameroun, a drainé quelques maîtres des universités de France et du Canada, ajoutés à ceux du Cameroun pour passer au scanner les travaux de chaque candidat et décider si les recherches méritent d’être poursuivies, réorientées ou non.

Une soixantaine d’étudiants de la Faculté des sciences économiques et de gestion est concernée. Ces auditions sont soutenues par des conférences sur des sujets d’actualité et par des érudits de la science.

Touna Mama, Jean Marie Gankou, Germain Ndjieunde, sont des maîtres incontestés que ces candidats connaissent et qui ont des communications sur des sujets brûlants comme « Biens communs : levier du vivre ensemble ». D’autres enseignants, certainement connus à travers les ouvrages et publications seront face à ces candidats.

Un texte signé le 21 juin 2018 par le recteur de l’université de Yaoundé II organise des études en cycle D. On l’a baptisé « La charte des thèses ». Un cadrage qui veut qu’en trois ans ou cinq ans pour des cas exceptionnels, une thèse soit conduite et soutenue à l’université de Yaoundé II.

 

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