Rentrée scolaire: les tout-petits dans le bain

Les élèves de la maternelle à Yaoundé ont repris le chemin des classes en chantant, en dansant, mais aussi en pleurant parfois.

Visiblement confiante et très enthousiaste, la petite Naomie, trois ans, dans son tablier de couleur rose amorce les marches qui mènent vers sa salle de classe. Sans état d’âme, la fillette  accompagnée par son père à 7h30, a ainsi fait ses premiers pas à l’école hier, jour de rentrée scolaire.

Son camarade Jordan a semble-t-il eu plus de mal. Un moment de grand désarroi pour le petit garçon de trois ans qui a pleuré à chaudes larmes et donné du fil à retordre à sa génitrice qui peinait à se défaire de lui.

« C’est le premier jour d’école pour mon fils. Et le voir pleurer ainsi me déchire le cœur. Il n’a que trois ans et vient de découvrir la vie en communauté. J’espère néanmoins que la donne changera demain », souffle la mère. La gentillesse et la patience de la maîtresse finiront par payer, puisque le bambin va se ressaisir. 

C’est dans cette ambiance que les élèves de la plupart des écoles maternelles et prématernelles ont vécu leur première expérience d’écoliers. En ce premier jour de classe, les enseignantes sont confiantes. « Tout se passe pour le mieux depuis ce matin, nous n’avons enregistré aucun couac en dehors des pleurs et des cris de certains enfants. Ce qui est normal.

Grâce à notre expérience, nous savons que les prochains jours seront plus calmes et douillets pour nos tout-petits », a rassuré Virginie Mvogo, maîtresse.  Ailleurs, à l’école maternelle privée catholique Notre-Dame-des-Victoires de Mvog-Ada, l’ambiance était plus apaisée et conviviale. Ici, pas de pleurs et encore moins de temps à perdre pour ces apprenants de la grande section déjà rompus à la tâche.

Ceux-ci ont le cœur à l’ouvrage dans la salle de jeux. Beaucoup d’activités sont proposées dans la classe, afin que chacun puisse trouver son bonheur. « La salle est segmentée en plusieurs coins : boutique qui permet à l’enfant d’apprendre à vendre et à compter, la cuisine pour apprendre à préparer de bons plats, le coin télé pour le visionnage, etc. des ateliers répondent aux différents besoins de l’enfant, notamment l’ouverture des connaissances », souligne Jeanne Mbida, enseignante. Si l’on a pu noter la promptitude de certains tout-petits à y aller pour faire comme les grands, il y a ceux pour qui franchir le pas de l’école est une épreuve.

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie