Le boom des infrastructures

Entre 2011 et 2017, l’offre dans l’éducation s’est largement enrichie avec le nombre d’établissements créés dans tous les secteurs.

La question de l’éducation a toujours été au centre des préoccupations non seulement de la communauté internationale, mais surtout nationale car considérée comme le véritable moteur du développement. Ce n’est pas un hasard si elle fait partie des Objectifs du développement durable (ODD) et qu’elle est au centre des préoccupations du gouvernement.

Depuis 2011, on note en tout cas l’accroissement de l’offre infrastructurelle en ce qui concerne l’éducation de base, secondaire et supérieure. D’ailleurs, ces trois secteurs représentent 15 % de la dépense publique, comme le précise le chef de l’Etat, Paul Biya, dans son discours à la jeunesse, le 10 février 2018.

L’occasion pour lui de reconnaître « Qu’il s’agisse des infrastructures, des équipements scolaires, de l’offre d’enseignement, de grands progrès ont été accomplis ou sont en cours ». « En ce qui concerne l’élargissement de l’accès et l’amélioration de l’offre de l’éducation de base, des actions significatives ont été menées.

Celles-ci ont permis une évidente amélioration des indicateurs du système éducatif en général et du Sous-secteur Education de Base en particulier », explique Youssouf Hadidja Alim, ministre de l’Education de base. Dans les faits, les cartes scolaires de ce ministère dans le préscolaire font état de ce qu’on est passé de 5 471 écoles en 2011 à 8803 en 2017. Sans oublier les infrastructures connexes (bureaux pour enseignants, centres multimédia, toilettes) qui ont connu une nette amélioration.

Dans le primaire, on comptait en 2017, 18 596 écoles contre 14 712 en 2011. Dans le secondaire, on note également l’augmentation de l’offre infrastructurelle. Selon l’Institut national de la statistique du Cameroun, on comptait 34 391 établissements publics et privés en 2012 contre 38 060 en 2014. Depuis cette enquête, les chiffres se sont étoffés avec la création de nombreux lycées et collèges.

Dans un autre cadre, chacune de nos dix régions est dotée d’un établissement public d’enseignement supérieur. On compte désormais huit universités d’Etat avec la création de celle de Bamenda qui a été pourvue, dans la foulée, de plusieurs infrastructures comme un Centre médico-social, un complexe sportif. Le secteur s’est également étoffé avec l’ouverture, par décret présidentiel, de l’Ecole normale supérieure de Bertoua, sans oublier la Faculté de médecine de Garoua.

L’université de Dschang s’est vu doter en 2017 d’une Faculté de médecine et de sciences pharmaceutiques, alors que l’université de Ngaoundéré a vu créer en son sein, l’Ecole de génie chimique et des industries minérales (EGCIM). Il convient de faire remarquer que la plupart de ces établissements nouvellement créées sont désormais fonctionnels. Comme l’a fait remarquer le chef de l’Etat dans son discours à la jeunesse, « l’option gouvernementale, orientée vers l’enseignement des métiers et les formations pratiques et techniques commence à porter des fruits en favorisant l’auto-emploi et l’insertion socioéconomique des jeunes ».

L’Ecole normale supérieure d’enseignement technique de l’Université de Douala et ses homologues, notamment à Kumba, à Bambili et à Ebolowa, est un exemple de cette politique inclusive qui porte clairement ses fruits. Sans oublier la Faculté des sciences halieutiques de Yabassi ou encore les Instituts des Beaux-arts de Foumban et Nkongsamba. Entre autres.

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