« Le combat continue après la campagne »

Les précisions de Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de Synergies africaines.

Quel est votre sentiment général à la fin de cette seizième édition de Vacances sans sida ?

C’est un sentiment d’entière satisfaction car non seulement les objectifs ont été largement atteints, mais aussi ils l’ont été dans un contexte d’enthousiasme, de convivialité et d’engagement. Je suis très satisfait de la manière dont Vacances sans Sida s’achève ici à Garoua.

Depuis l’année dernière, vous avez placé la campagne sous le signe du "2.0". Au regard des résultats sur le terrain, est ce que vous estimez que l’introduction des Tic a apporté de la valeur ajoutée aux campagnes ?

Forcément. Aujourd’hui les jeunes se passionnent des Tic. C’est pourquoi il nous a paru nécessaire de mettre à contribution ces moyens de communication pour sensibiliser le maximum de jeunes. Ce qui apporte un plus à notre campagne. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons reconduit le thème de l’année dernière à cette édition.

D’après les statistiques, il y a neuf fois plus de filles atteintes de VIH que de garçons. Paradoxalement, lorsque nous regardons les chiffres communiqués par le coordonnateur régional du Nord, les filles sont plus réfractaires au test de dépistage. Comment y remédier?

Il ne s'agit pas que d’une situation de la région du Nord, c’est un constat que nous faisons aussi dans toutes les autres régions. Face à cela nous ne pouvons que continuer le combat, car c’en est un. Parce que dans la lutte contre le VIH/Sida, la seule arme et la meilleure est la sensibilisation et la prévention. L’on ne guérit pas du Vih, on ne peut que le stabiliser.

Entre deux campagnes de Vacances sans sida qu'est-ce qui est prévu pour ne pas laisser cet élan de sensibilisation s'essouffler ?

Le combat est permanent tant que le mal va exister. Ce que nous attendons des pairs éducateurs, c’est qu’ils soient des combattants auprès des leurs congénères contre le VIH/Sida. C’est aussi l’objectif de cette campagne. Car la sensibilisation ne s’arrête pas à la remise des attestations. Nous le leur avons dit, et nous pensons qu’ils continueront le combat. Le but est que ces soldats de la lutte contre le sida soient des relais permanents, que ce soit dans les salles de classe, où lorsqu'ils retournent dans leurs communautés.

Parlant de ces communautés, la campagne se limite à quelques arrondissements dans chaque région. Comment seront touchés les jeunes des contrées non concernées, où le déficit en information est souvent plus criant que dans les grandes villes?

La sensibilisation contre le Vih est un combat de longue haleine. Il doit se poursuivre. Il doit être maintenu et intensifié.Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Ici dans la ville de Garoua, le taux de prévalence est de moins de 2%. Il est moindre que dans la plupart des régions, mais cela ne suffit pas à dire que le mal n'existe plus. Nous sommes toujours en situation d'épidémie généralisée. Nous n'avons pas sensibilisé tous les jeunes du pays, mais nous espérons que par la force de propagation, les messages atteindront d'avantages de jeunes et avec le temps, toutes les communaués seront touchées .

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