Nécrologie: Waffo Mongo n'est plus

Waffo Mongo grand reporter et ancien rédacteur en chef de Cameroon Tribune a succombé lundi à la maladie.

Lundi morbide à la Société de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM). Il est un peu plus de 10 h ce 31 octobre 2016. La conférence de rédaction de Cameroon Tribune s’est achevée depuis plusieurs minutes. Comme étreints par une sombre prémonition, c’est en petites bandes inhabituellement murmurantes que les journalistes regagnent leurs postes de travail. Et puis, le présage funeste se propage comme une sourde rumeur, avant de se confirmer : M. Waffo vient de mourir ! A l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale de Yaoundé où il était interné depuis deux semaines, le grand-reporter a succombé à la maladie, sournoise qui le rongeait.
L’onde de choc part de la Direction de la rédaction de Cameroon Tribune pour se répandre dans tous les couloirs et bureaux de l’entreprise. Des âmes en peine en sortent, chargées de réminiscences et d’autres histoires toutes aussi élogieuses qu’émouvantes. Il y en a qui se souviennent de cette silhouette dégingandée qui, en 1985, faisait son entrée en service à Cameroon Tribune. D’autres encore ont en mémoire ses papiers parfois dérangeants mais toujours savamment épicés, quel qu’en fut le sujet. Les plus anciens parlent du jeune rédacteur en chef qui, en 2000, avait apporté sa touche juvénile, un tantinet insouciante et pourtant pleine de professionnalisme et de pertinence. 
Pour saluer le génie de ce journaliste dans l’âme, la palme d’or reviendra certainement à Joseph Tsala Adah, journaliste à la retraite, qui se rappelle avoir eu un certain Waffo Mongo pour élève au collège Liberman de Douala en 1975, avant de le retrouver comme « patron » à la rédaction de Cameroon Tribune… Au moment de s’affranchir du douloureux devoir d’écrire sur un aîné, ami et bien souvent inspirateur, le reporter et les jeunes générations de journalistes se réjouiront – autant qu’il soit pénible en pareille circonstance – d’avoir côtoyé ce formateur à la didactique légère, mais au doigté et à la plume toujours ferme et pointue. L’artiste s’en est allé à 57 ans.    
 

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