Protection de la jeune fille:le plaidoyer du gouvernement

?Hier, le ministre Marie-Thérèse Abena Ondoa a invité la communauté à lever toute barrière à l’épanouissement de la fille.

La protection de la jeune fille est une affaire de tous. Et pour préparer ces jeunes à répondre aux défis qui les interpellent, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) lance un appel à la mobilisation de toute la communauté nationale pour lever tout obstacle à l’émancipation et à l’épanouissement de la fille.

Au cours d’une déclaration faite hier à Yaoundé dans le cadre de la commémoration de la septième édition de la Journée internationale de la fille, Marie Thérèse Abena Ondoa a rappelé les différentes formes de violence auxquelles la jeune fille est très souvent exposée. Notamment, l’excision, le mariage forcé, les grossesses précoces, l’esclavage, le trafic et l’exploitation. Ce qui constitue un obstacle majeur à l’émancipation et au développement de leur potentiel.

Placée sous le thème : « Autonomiser les filles : avant, pendant et après les crises », la célébration est également venue rappeler les exactions de la secte terroriste Boko-Haram dans la région de l’ExtrêmeNord et la situation sociopolitique  qui prévaut dans les régions du Nord-Ouest et du SudOuest. Des situations où les jeunes filles paient souvent le plus lourd tribut.

« Dans un cas comme dans l’autre, les famille sont obligées de fuir la violence, abandonnant leurs terres, cultures, bétails, bref leur vie. En situation de crise, les filles sont très souvent victimes de violences sexuelles. Leurs droits à l’éducation et à la dignité sont bafoués », a-t-elle condamné.

Aussi, les études montrent elles que le risque de manquer l’école lorsque surviennent les crises est deux fois et demie plus élevé chez les filles et le mariage est imposé à de nombreuses filles déplacées sous prétexte d’assurer leur sécurité. En outre, Marie Thérèse Abena Ondoa s’insurge du fait qu’

« au cours du seul mois d’avril 2018, dans le département de Bui, dans le Nord-Ouest, 68 jeunes filles ont été recensées comme victimes de viols suivis de grossesses non désirées ». Un acte amèrement condamné par le ministre.

En guise de solutions, elle recommande d’abandonner toute forme de discrimination et toute pratique socioculturelle néfaste au plein épanouisse ment de la fille, actrice incon tournable du développement de notre pays.

« La présente Journée m’offre l’opportunité d’appeler les familles ainsi que toutes les communautés vivant au Cameroun à se mobiliser autour des préoccupations liées à la protection de l’enfant en général et de la jeune fille en particulier », a martelé la Minproff.

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