Lutte contre la corruption: le soutien de l’Union africaine à ses parlementaire

Il a été réaffirmé hier à Kigali au Rwanda par le président en exercice de l’organisation panafricaine, Paul Kagamé, à l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de la 5e législature.

Selon l’Union africaine, l’Afrique perd environ 50 milliards de dollars US chaque année à cause de la corruption. Pour le président du Parlement panafricain (PAP) Roger Nkodo Dang, qui présidait hier au Kigali Conference Center, dans la capitale rwandaise, l’ouverture des travaux de la 1ère session ordinaire de la 5e législature de l’institution législative de l’Union africaine, ce manque à gagner a une incidence considérable sur la fourniture des services sociaux de base aux populations qui en ont grandement besoin sur le continent.

Il devient dès lors important pour lui, de trouver les voies et moyens pour combattre ce fléau qui devrait cesser d’être considéré comme un simple fait de société. Dans ce combat, qui mieux donc que les parlementaires doit pouvoir impacter sur la lutte contre cette gangrène, notamment par la mise sur pied de législations adaptées. En revenant sur ce thème choisi cette année par l’Union africaine, a voulu attirer l’attention des présidents de chambres nationales invités à l’ouverture de ces travaux.

Mieux, le Camerounais a profité de la tenue de ces assises dans le pays d’origine du président en exercice de l’Union africaine pour mener un véritable plaidoyer. Les parlementaires ne peuvent véritablement jouer leur rôle que s’ils ont les pleins pouvoirs pour le faire, c’est-à-dire, légiférer. Or, il n’a pas manqué de rappeler la difficulté que rencontre cette institution en vue d’atteindre les 28 ratifications nécessaires au Protocole de Malabo pour permettre au parlement continental de bénéficier de ces pouvoirs.

C’est donc à juste titre que l’hôte des lieux, le président rwandais, président en exercice de l’Union africaine et président du Comité des réformes des organes de l’organisation panafricaine, Paul Kagamé a été fait « parrain du processus de ratification du Protocole de Malabo ». Il lui revient donc de faire le plaidoyer auprès de ses pairs sur le continent pour y parvenir. Invité d’honneur des travaux, Paul Kagamé a relevé le rôle majeur qui est celui du Parlement panafricain au sein de l’organisation continentale.

Un rôle de courroie avec les populations continentales. « Nous comptons sur vous pour être des avocats forts de l’intégration africaine » a souligné le président rwandais qui a rassuré les hôtes de son pays sur sa disponibilité à remplir la mission qui lui a été confiée. Pour le président en exercice de l’Union africaine, il est important de faire jouer pleinement son rôle à l’organe législatif de l’organisation panafricaine dans la mesure où celui-ci a un rôle important à jouer dans la mise en œuvre d’un certain nombre d’outils que conduit l’Union africaine, et dont le moindre n’est pas l’Accord de libre-échange continental.

Pour Paul Kagamé, si l’Afrique ne va pas totalement se couper des autres continents, il est important qu’elle puisse d’abord compter sur elle-même. « Il nous faut parler d’une même voix pour faire avancer l’Afrique », a-t-il martelé. 

  Les parlementaires continentaux ont tenu, par la voix de leur président, à saluer l’élection de la Rwandaise Louise Mishikiwabo aux fonctions de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du sommet tenu à Erevan, la capitale arménienne au début de ce mois.
 

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