Musique: Elvis Kemayo revient

Le chanteur donne un concert samedi à Douala pour renouer avec le public camerounais.

C’est vrai, de temps en temps, Elvis Kemayo interprétait « deux ou trois chansons » lors de diverses éditions du festival Fomaric de son « ami Nkotti François ». Mais un concert à lui tout seul, le chanteur de 70 ans, ancien présentateur vedette de l’émission de variétés Télé Podium, n’en avait plus donné depuis 1989. 29 ans après donc, l’interprète de « Cameroun Berceau de mon enfance » (1982) sera sur la scène de la Falaise Diamond le 10 novembre 2018 à Douala, pour un spectacle intitulé « Le grand come-back d’Elvis Kemayo».

Et si l’auteur de « Te Revoir » (1975) revient, c’est grâce au concept « Les Virtuoses » porté par les structures Universal Prod et Soulsound Entertainment. Ce retour est important selon Sylvain Kom, l’un des organisateurs de l’évènement : « Dans le concept Virtuoses, il est question de rappeler au public que jadis dans ce pays, on faisait de la bonne musique, par rapport à ce qu’on nous sert aujourd’hui. 

Elvis Kemayo fait partie de ceux qui ont fait quelque chose de bien tant au niveau de la scène que de la voix. » La voix, justement. Lors des répétitions avec l’ensemble des instrumentistes et des choristes ce 6 novembre à Akwa, on a pu se rendre compte que malgré plus de 40 ans de carrière, les cordes vocales d’Elvis Kemayo n’avaient rien perdu de leur timbre grave et sensuel.

On a pu écouter en avant-goût quelques tubes qui ont fait la renommée de Pierre Kemayo, qu’on appelle Elvis depuis ses 13 ans, quand il interprétait encore des morceaux du « King » lors des booms dans son quartier d’enfance, New Bell. « Elvisi » pour sa défunte mère. Samedi donc, le père de « Mama » (1980) va revisiter « Je ne peux vivre sans toi », « Faire l’amour avec toi », « Tu es l’amour de mes rêves ».

Des titres magnifiés par les chœurs composés de Moka, Babette Edimo, Kamille Abongo. Des titres soigneusement choisis dans un répertoire d’une quinzaine d’albums et de 300 chansons. Du côté des instrumentistes, on reconnaît le maître Arthur Manga à la basse ou encore Kastro Epanya à la batterie.

Et si l’ensemble est aussi harmonieux, c’est que le groupe répète depuis deux mois sans l’artiste. Deux semaines avec lui. Une fête musicale à laquelle prendra part, en première partie, la jeune Merveille Onguene, découverte à The Voice Afrique francophone 2017.

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie