@Paul_Biya

A l’image de sa fixation quasi-obsessionnelle sur le développement du numérique, des infrastructures et de l’agriculture, Paul Biya en 2016 est un président résolument consacré aux jeunes et forcément tourné vers l’avenir.

 

Il flotte déjà un air de Coupe d’Afrique des Nations de football en ce mois de novembre au Cameroun. Le président de la République qui fête ce week-end les 34 ans de son accession à la magistrature suprême a pu savourer, dimanche dernier, les prémices de la grande fête qu’il offre à la jeunesse camerounaise. C’est en effet un stade Omnisports de Yaoundé remis à neuf qui a accueilli, le 30 octobre dernier, la cérémonie de clôture de la saison sportive au Cameroun. L’occasion traditionnelle de communion entre Paul Biya et toute la jeunesse camerounaise a revêtu cette année un caractère particulier en raison de l’événement à venir. Grâce à l’entregent remarquable de son président, le Cameroun est le pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations de football féminin. Événement inédit, qui précède la « grande » CAN, masculine, en janvier 2019.

La diplomatie camerounaise, que ses détracteurs arrosent souvent de critiques a pourtant encore infligé un revers aux oiseaux de mauvais augure et aux adeptes de la mauvaise foi. Avec un Paul Biya décidé et plutôt serein à la manœuvre, le pays des Lions indomptables n’a pas eu beaucoup de mal à convaincre. Les atouts du Cameroun (grande nation de football, pays stable, paisible et accueillant…) ont fait passer sans grosse difficulté, les deux candidatures à l’organisation de deux des plus grandes compétitions de football sur le continent. On pouvait donc comprendre le sourire radieux du chef de l’Etat dimanche dernier au stade. Lunettes de soleil et bonne humeur affichée. A quelques jours du démarrage de la CAN féminine, Paul Biya sait qu’il tient son premier pari.

Au-delà des fêtes sportives en elles-mêmes, l’organisation de ces grands rassemblements sportifs est aussi une formidable occasion d’offrir à la jeunesse camerounaise, des infrastructures de pointe, à la mesure du talent reconnu aux sportifs camerounais à travers la planète. Trois médailles d’or aux Jeux olympiques (triple saut et football), une médaille d’argent (boxe), quatre trophées de la coupe d’Afrique des Nations Messieurs, depuis l’avènement du Renouveau. Cela méritait bien les investissements colossaux consentis par l’Etat autour des CAN 2016 et 2019. D’autant plus que le président de la République a été réélu en octobre 2011 sur la base d’un ambitieux programme d’infrastructures. A côté de l’énergie et des routes, le volet sportif du vaste chantier commence lui aussi à donner une idée de la métamorphose en cours.

34 ans après cet historique 6 novembre 1982, Paul Biya est toujours aussi résolument tourné vers l’avenir. Cela donne évidemment un discours qui place la jeunesse au cœur des préoccupations. Et depuis deux ou trois ans, c’est un Paul Biya insistant qui parle souvent à ses jeunes compatriotes des opportunités inédites qu’offre leur époque. L’Internet et les réseaux sociaux ne sont pas seulement le terrain fertile pour une liberté d’expression débridée, comme on l’observe avec parfois de graves dérapages. L’économie numérique est devenue une véritable fixation pour le président de la République, très au fait de cette véritable révolution qui s’opère depuis plusieurs années. Et l’on peut dire que la « génération Android » n’est pas sourde au discours qui l’invite à saisir à deux mains la chance inouïe qu’apporte le développement prodigieux des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les innombrables start-up qui naissent et se développent tous les jours à Yaoundé, Buea, Douala ou Bamanda, les nombreuses distinctions accumulées par les jeunes chercheurs et inventeurs camerounais depuis quelques années, sont le signe qu’ils ont pu bénéficier d’un cadre minimum pour exprimer leur sens de l’initiative. D’ailleurs, ils peuvent compter sur l’accompagnement du chef de l’Etat. Ce n’est pas le génial Arthur Zang et son très convaincant Cardiopad qui le démentirait.

Chez Paul Biya, la même fixation s’exprime à propos de l’agriculture. « La terre ne trahit jamais », martèle-t-il le 10 février 2016, lors du message à la jeunesse. Une invite tout aussi permanente, depuis qu’il a appelé le pays tout entier à prendre le train de l’agriculture de seconde génération, lors du comice agropastoral d’Ebolowa en 2011. Et depuis lors, tous les discours du chef de l’Etat reviennent sur le sujet dont la pertinence est renforcée par la baisse des cours du pétrole. Un coup dur pour les économies en mal de diversification. Une opportunité aussi pour ceux qui, comme le Cameroun, peuvent compter sur des niches de croissance variées.

C’est le sens de l’appel constant de Paul Biya. Si l’économie camerounaise affiche cette résilience saluée jusque dans les institutions financières internationales, c’est bien parce qu’il a su se mettre à l’abri des certaines dépendances. Et comme le développe souvent son président, le pays doit pouvoir passer le cap de la résilience pour amorcer un véritable décollage. C’est le sens de la main tendue aux jeunes. Alors que l’Etat s’attèle à doter le pays d’infrastructures nécessaires à son développement, leur patriotisme déjà salué dans la mobilisation remarquable contre le terrorisme, leur sens moral et leur esprit d’initiative feront le reste. En tout cas, Paul Biya n’a jamais failli dans sa disponibilité à les accompagner : « Vous pouvez compter sur moi ».

 

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