Changement de grades: 590 dossiers d’enseignants en évaluation

Hier à Yaoundé, le ministre de l’Enseignement supérieur a demandé aux experts de faire preuve de pondération, d’objectivité et d’élévation d’esprit pour laisser éclore le génie.

202 assistants postulent pour le grade de Chargé de cours. 278 Chargés de cours veulent accéder à celui de Maître de conférences. Et 104 maîtres de conférences aspirent au statut de Professeur titulaire. Les 442 experts du Comité consultatif des institutions universitaires (CCIU) ont ainsi du pain sur la planche depuis hier à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé. Avant de laisser place aux travaux qui se poursuivent jusqu’à ce vendredi, le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques et président du CCIU, a été clair. « Vous avez été choisis par vos institutions pour évaluer les travaux de vos collègues et décider de leur sort. Ce choix est en votre honneur. Mais il ne vous institue pas en potentats ou en bourreaux, parce que nous ne sommes pas dans une séance de règlement de comptes ou dans une arène de combat », a martelé le Pr. Jacques Fame Ndongo.  Non sans leur demander de faire preuve de pondération, d’objectivité, d’élévation d’esprit pour laisser éclore le génie. « Ne l’étouffez pas, ne vous mettez pas en position de compétition avec les candidats. Vous serez d’autant plus grands que vous leur permettrez de s’exprimer, de donner la pleine mesure de leur savoir et de recevoir un salaire qui correspond à leur mérite », a-t-il ajouté.

En effet, 590 enseignants du pays postulent pour un changement de grade. D’après le Pr. Richard Laurent Omgba, secrétaire permanent du CCIU, le diplôme, l’ancienneté dans le grade précédent, les publications scientifiques comptent. La manière d’enseigner et de participer à la vie de l’établissement est aussi prise en considération. « Pour le rang magistral, ils devront en plus passer devant un jury d’experts pour défendre leurs travaux, montrer leur pertinence et leur cohérence. Mais aussi assurer qu’ils auront quelque chose à apporter au système », explique-t-il. Les travaux des 39e et 40e sessions du CCIU qui s’achèvent ce vendredi ont connu la participation de plusieurs responsables d’universités du Cameroun. Ils concernent les dossiers parvenus au secrétariat permanent de l’instance avant le 30 septembre 2018. Ceux arrivés après cette date, seront examinés en mai 2019 par les experts du CCIU.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category