TIC: un plus dans la formation au Cameroun

Un décret du président de la République signé le 26 octobre dernier change la dénomination de l’Ecole des Postes et définit de nouvelles missions à cette institution.

L’Ecole nationale supérieure des Postes et télécommunications (ENSPT) créée depuis le 3 octobre 1969 sous la dénomination de Ecole fédérale des Postes et Télécommunications, devenue Ecole nationale supérieure des Postes et Télécommunications le 14 octobre 1982 a donc vécu. Il faudra désormais s’habituer à l’Ecole nationale supérieure des Postes, des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication en abrégé (SUP’PTIC). Ceci à la faveur d’un décret présidentiel signé avant-hier. Une volonté affichée de mieux prendre en compte le volet technologies de l’information et de la communication. Cette mutation marque la volonté du chef de l’Etat dans la promotion de l’économie numérique. Une réforme qui intervient quelques mois seulement après la décision prise par le chef de l’Etat d’offrir 500 000 ordinateurs aux étudiants des universités camerounaises et d’un ensemble d’autres réformes intervenues dans le secteur, avec notamment la promulgation des lois régissant les communications électroniques, le commerce électronique et celle relative à la  cybersécurité et la cybercriminalité au Cameroun. 
Au chapitre des missions qui lui sont assignées, si l’ENSPT en avait trois principales rentrant dans le domaine de la formation des agents et cadres des postes, des télécommunications et des TIC et la recherche, la nouvelle institution voit son champ d’action s’agrandir. Ainsi donc, la première mission qui lui est assignée consiste en la formation initiale dans les domaines de la poste, des techniques des communications électroniques, de la sécurité des réseaux et systèmes d’information, des techniques de gestion et d’exploitation des entreprises de poste et des communications électroniques, de la réglementation et de la régulation des secteurs de la poste et des communications électroniques. SUP’PTIC devra en outre apporter son expertise technique aux administrations et organismes publics, parapublics ou privés dans le domaine de la poste, des communications électroniques et des TIC. Cette école devra par ailleurs assurer la veille technologique en vue de la mise à jour des filières de formation dans les secteurs qui sont les siens. 
Pour son fonctionnement, SUP’PTIC va bénéficier du patrimoine de l’Ecole des postes. L’institution est dirigée par deux organes dont un conseil de direction constitué d’une douzaine de membres désignés pour trois ans, renouvelable une fois et d’une direction comprenant un directeur et son adjoint chargé des études, personnalité nommées pour un mandat de trois ans renouvelable deux fois par le président de la République. SUP’PTIC est placée sous la tutelle technique du ministère en charge des postes et télécommunications, sous la tutelle académique du ministre chargé de l’enseignement supérieur et sous la tutelle financière du ministère chargé des finances.
 

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